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Les cols blancs acceptent l'offre de la Ville de Québec

10/07/2014 11:49 EDT | Actualisé 10/07/2014 11:49 EDT
SRC

Les fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec ont approuvé à 94,6 % l'entente de principe conclue le 25 juin en vue du renouvellement de leur convention collective.

Après trois ans et demi de négociations tendues avec la Ville et de nombreux affrontements avec le maire Régis Labeaume, le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon, est heureux de pouvoir tourner la page.

« On passe à autre chose et c'est tant mieux pour tout le monde. Tant mieux surtout pour le citoyen qui n'a pas eu à vivre avec une grève. Il va y avoir une paix sociale donc on va pouvoir travailler à bâtir la ville au lieu de faire du spectacle médiatique », a lancé Jean Gagnon après la tenue du vote secret au Centre de foires.

La Ville a notamment fait des gains sur le régime de retraite, sans toutefois régler le dossier des déficits passés, qui doit être encadré par la loi 3. Les fonctionnaires devront aussi travailler quelques années de plus avant d'être admissibles à la retraite.

Pour sa part, le syndicat a réussi à ne pas faire augmenter le nombre d'heures travaillées par semaine, comme le souhaitait le maire. L'accord, valide jusqu'en 2018, prévoit aussi des augmentations salariales de 15 % sur une période de 8 ans à partir de 2010.

« Les augmentations salariales avec la rétroactivité, on parle de beaucoup d'argent. Regardez au Québec qui a 15 % d'augmentation sur 8 ans, il n'y en a pas tant que ça », a dit Jean Gagnon.

« Ce n'est pas le Klondike, mais c'est quand même relativement bon comme entente dans le contexte actuel. »

— Jean Gagnon

Le déblocage dans les pourparlers entre la Ville et le syndicat est survenu quelques jours seulement avant l'exécution d'un mandat de grève du syndicat des cols blancs, qui était prévue pour le 3 juillet.

Près de la moitié des 2000 cols blancs se sont présentés à l'assemblée d'hier soir pour voter sur l'entente de principe.