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Chine: contre-attaque d'une grande banque, accusée de transferts d'"argent sale" par un média d'Etat

10/07/2014 08:24 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Bank of China (BOC), mastodonte public du secteur financier en Chine, a démenti une enquête de la télévision d'Etat chinoise, qui l'accuse d'avoir aidé des clients à s'affranchir des restrictions sur les transferts de fonds à l'étranger.

Dans ce reportage diffusé mercredi, la télévision centrale (CCTV) a comparé Bank of China à une banque "clandestine": dans une séquence filmée en caméra cachée, on pouvait y voir un officiel expliquer à un client potentiel que BOC pouvait "blanchir" son argent.

Il est très inhabituel de voir un média d'Etat chinois s'en prendre de façon aussi virulente à un groupe public. BOC est l'une des quatre grandes banques d'Etat qui dominent le secteur en Chine, et est traditionnellement l'établissement de choix pour les transactions avec l'étranger.

Bank of China n'a pas tardé à contre-attaquer: elle s'est d'abord indignée sur son compte de microblogs Weibo, pour ensuite adresser mercredi soir à la Bourse de Hong Kong, où elle est cotée, un communiqué où elle démonte les accusations de CCTV.

Selon elle, le reportage télévisé se réfère à des programmes qui permettent des transferts d'argent transfrontaliers pour les investisseurs chinois émigrant à l'étranger ou pour l'achat de propriétés dans d'autres pays.

"Les branches concernées de la banque ont mis en place de solides procédures opérationnelles en accord avec les règlements en vigueur et les exigences anti-blanchiment d'argent", insiste le communiqué.

"Des mesures de précaution sont également adoptées pour empêcher les activités à risque, un processus qui implique une vérification au cas par cas des documents liés aux transactions et le signalement de chaque opération", a ajouté BOC.

Le groupe souligne par ailleurs que de "nombreuses autres banques commerciales" proposent des services similaires.

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