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Arrivée de Kerry à Kaboul pour des discussions sur la crise politique afghane (AFP)

10/07/2014 04:46 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi à Kaboul pour tenter une médiation dans la crise de l'élection présidentielle, qui menace de plonger le pays dans le chaos, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'avion de M. Kerry, en provenance de Pékin, a atterri vers 00H40 locales (20H10 GMT) à Kaboul où le chef de la diplomatie américaine doit rencontrer des responsables afghans, dont les deux candidats à la présidentielle Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani.

Le premier accuse le second d'avoir bénéficié de fraude électorale "à l'échelle industrielle" lors du second tour de la présidentielle le 14 juin.

Le désaccord persistant entre les deux candidats fait craindre une montée des tensions communautaires voire des violences, dans un pays déjà fragile et à quelques mois du retrait de l'Otan.

M. Abdullah s'est proclamé vainqueur de l'élection au lendemain de la publication des premiers résultats officiels plaçant Ashraf Ghani largement en tête (56,4%) du scrutin. Depuis, les deux équipes n'ont eu aucun contact direct, selon une source proche de l'un des deux candidats.

Dans un communiqué, Jeff Rathke, chef du service de presse du Département d'Etat, a expliqué que le chef de la diplomatie américaine devait "rencontrer les responsables afghans, dont les candidats à la présidence Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani, ainsi que le président Hamid Karzaï".

"Le secrétaire discutera de la transition politique en cours, en soulignant le message du président (Barack Obama) selon lequel nous attendons un examen complet de toutes les accusations raisonnables de fraude et que nous n'accepterons aucune mesure anticonstitutionnelle", a ajouté M. Rathke.

Washington met un point d'honneur à rester neutre vis-à-vis des deux candidats mais souhaite, précise le communiqué, "un processus crédible, transparent et ouvert qui affirme l'engagement des Afghans envers la démocratie".

M. Abdullah, qui réclame un examen des soupçons de fraudes plus large que celui prévu par la commission électorale, a soufflé le chaud et le froid ces derniers jours.

S'il s'est gardé de jeter de l'huile sur le feu, évitant d'appeler ses partisans à des rassemblements massifs ou de former un gouvernement parallèle, il a cependant fermement martelé qu'il n'accepterait pas une telle défaite.

Un peu plus tôt dans la journée, de Pékin, M. Kerry a espéré que l'Afghanistan trouve "dans les prochains jours" un moyen "de reprendre en mains son avenir" en ce "moment critique" de son histoire.

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