POLITIQUE

Urgence-santé : les paramédics accentuent leurs moyens de pression

09/07/2014 03:57 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT
Agence QMI

MONTRÉAL - Les paramédics d’Urgences-santé accentuent leurs moyens de pression dans l'espoir d'améliorer la présence ambulancière à Montréal et à Laval.

Les membres du Syndicat du préhospitalier (CSN) ont voté mardi soir et mercredi matin en faveur d'un nouveau plan d’action dans une proportion de 97,8 pour cent.

Ils ont notamment appuyé l'idée de refuser toute offre de temps supplémentaire par l’employeur. Ce moyen serait mis en branle à la suite de discussions préalables avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Les syndiqués entendent également diriger éventuellement les patients qui ont une condition physique stable vers le centre hospitalier de leur choix. Ils ont aussi adopté une mesure concernant la période de prise des repas.

Au cours des derniers mois, les paramédics avaient adopté d'autres moyens de pression. Ils concernaient entre autres la tenue vestimentaire et des mesures administratives.

Le président du syndicat, Réjean Leclerc, veut que le ministère s’implique dans le dossier d’ici la fin du mois de juillet. Il estime que des discussions ont eu lieu sans résultat depuis près d’un an et demi.

M. Leclerc fait valoir que la présence ambulancière est insuffisante, estimant qu’il y a plus de demandes que de ressources. Selon lui, des appels urgents se retrouvent en attente et l’employeur prend un risque inutile en économisant.

Le syndicat réclame notamment que le temps supplémentaire soit converti en postes à temps complet, ce qui pourrait représenter une quarantaine de postes.

La convention collective des syndiqués viendra à échéance en mars 2015.

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