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Une légère hausse des mises en chantier a été enregistrée au pays en juin

09/07/2014 10:30 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Le rythme des mises en chantier d'habitations au Canada a dépassé les attentes en juin, alors qu'il a accéléré pour atteindre le nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé de 198 185, en légère hausse par rapport à celui de 196 993 enregistré en mai, a annoncé mercredi la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Les économistes s'attendaient à un nombre d'environ 190 000 pour le mois dernier.

Une poussée des mises en chantier en milieu rural et une légère hausse dans les centres urbains ont permis au total de juin d'augmenter.

L'économiste Nick Exarhos, de la Banque CIBC, a affirmé que l'augmentation du mois dernier allait à l'encontre du raisonnement voulant que cette année serait marquée par un ralentissement du marché.

«Le rapport d'aujourd'hui nous donne aussi davantage confiance que la faiblesse du PIB (produit intérieur brut) observée en avril à cause d'une baisse de la construction était temporaire, et que pour le deuxième trimestre dans son ensemble, le secteur de la construction, avec d'autres secteurs d'activité économique, donnera des signes de réchauffement», a écrit M. Exarhos dans une note transmise mercredi.

Selon la SCHL, la hausse générale est survenue alors que la cadence des mises en chantier dans les centres urbains a augmenté pour s'établir à 181 979 unités en juin, comparativement à 181 359 le mois précédent.

Les mises en chantier de logements en milieu urbain se sont élevées à 118 815 le mois dernier, comparativement 118 750 en mai. Celles de maisons individuelles ont été 63 164, contre 62 609.

Les mises en chantier en milieu rural ont été estimées à 16 206 en juin, contre 15 634 un mois plus tôt.

Robert Kavcic, économiste principal chez BMO, a fait remarquer que les mises en chantier avaient grimpé à 53 700 en Alberta sur une base annuelle, en hausse par rapport au chiffre de 33 600 de mai, soit un rythme n'ayant été dépassé que lors de la bulle immobilière d'avant la récession, en 2006-2007.

«Comme presque tout ce que nous voyons ces jours-ci, le mouvement à la hausse est largement concentré en Alberta — mais c'est bien, ils ont besoin de maisons», a-t-il écrit.

La SCHL a publié son rapport alors que Royal LePage observait que les grandes villes que sont Toronto, Vancouver et Calgary avaient alimenté les hausses des prix moyens des habitations à l'échelle nationale, les villes de plus petite taille ayant dû se contenter de gains modérés.

Le prix moyen des habitations au Canada a augmenté entre 3,9 et 5,2 pour cent au cours du deuxième trimestre de 2014 et une hausse progressive est attendue pour le reste de l'année, a indiqué mercredi Royal LePage.

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