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Mondial 2014: le match Pays-Bas - Argentine, déjà une finale entre Robben et Messi

09/07/2014 12:44 EDT | Actualisé 09/07/2014 12:45 EDT
Dean Mouhtaropoulos via Getty Images
SALVADOR, BRAZIL - JULY 05: Arjen Robben of the Netherlands screams as he celebrates victory after the 2014 FIFA World Cup Brazil Quarter Final match between the Netherlands and Costa Rica at Arena Fonte Nova on July 5, 2014 in Salvador, Brazil. (Photo by Dean Mouhtaropoulos/Getty Images)

Les Pays-Bas, vice-champions du monde, défient l'Argentine pour une place en finale du Mondial, mercredi à Sao Paulo, un affrontement qui sent la poudre et sera pimenté par le duel à distance entre deux des meilleurs joueurs de la planète, le supersonique Arjen Robben et le quadruple Ballon d'Or Lionel Messi.

Qui de "Leo" ou de Robben restera au tapis? C'est en filigrane l'un des enjeux de la lutte que vont se livrer les Oranje et l'Albiceleste dans ce remake de la finale si controversée de la Coupe du monde 1978. A l'époque, les Argentins, hôtes de l'épreuve, avaient soulevé le trophée tant convoité à l'issue d'une rencontre restée en travers de la gorge des Néerlandais (3-1, a.p.) et disputée à Buenos Aires en pleine dictature militaire. 36 ans plus tard, les Pays-Bas dénoncent toujours les intimidations" subies ce soir-là.

Les deux équipes s'étaient retrouvées en quarts de finale en 1998, les Pays-Bas ayant pris leur revanche (2-1), avant de se neutraliser en phase de poules en 2006 (0-O). Mais cette fois, il s'agit ni plus ni moins que de l'avant-dernière étape avant la conquête du Graal, le 13 juillet au Maracana de Rio de Janeiro. La bataille s'annonce donc spectaculaire.

Elle le sera d'autant plus qu'Argentine et Pays-Bas comptent dans leurs rangs deux immenses stars du jeu. Côté argentin, Messi cherche à devenir l'égal du légendaire Diego Maradona en remportant l'unique titre qui manque encore à son prestigieux palmarès.

Avec 4 buts inscrits, l'attaquant du FC Barcelone a jusqu'ici tenu à bout de bras sa sélection, assez quelconque depuis le début du tournoi. Comme "El pibe de oro" en 1986, il est la planche de salut à laquelle se raccrochent ses coéquipiers et son entraîneur Alejandro Sabella.

Assez décevant d'habitude sous le maillot national, Messi est en passe de réparer cette anomalie. Mais pour arriver à la hauteur de l'idole Maradona, il ne devra pas relâcher son effort au sein d'une formation qui, sans lui, paraît démunie sur le front offensif, Angel Di Maria étant forfait (problème musculaire) et Sergio Aguero se remettant à peine d'une blessure à la jambe gauche. Heureusement il reste Gonzalo Higuain, qui a ouvert son compteur au Brésil en quarts de finale face à la Belgique (1-0).

- Quel traitement pour Messi -

Robben est quant à lui inarrêtable et devrait recevoir le soutien du public brésilien, traditionnellement très hostile aux Argentins. Alors que Robin Van Persie s'est éteint après le 1er tour (3 buts), l'ailier du Bayern Munich multiplie les rushs aux quatre coins du terrain. En plus de ses trois réalisations, il a effectué une passe décisive et a tenté neuf fois sa chance au but. Et ses dribbles (62 réussis depuis le début de la compétition) provoquent à chaque fois la panique dans la défense adverse.

Le match se jouera également sur le banc de touche. Tout oppose Louis Van Gaal, tacticien hors pair et futur entraîneur de Manchester United, et l'austère Sabella. Le technicien néerlandais est qualifié de "plus grand entraîneur des Pays-Bas" par Dick Advocaaat (l'un de ses prédécesseurs) depuis qu'il a réussi un fabuleux coup de bluff en quarts de finale contre le Costa Rica (0-0 a.p., 4-3 t.a.b) en changeant de gardien pour la séance de tirs au but.

Bonne pioche, le remplaçant Tim Krul a écoeuré les Ticos. Reste à savoir comment le portier N.1 Jasper Cillessen aura digéré cet affront en mondovision.

En adepte du tableau noir, Van Gaal devrait en tout cas réserver un traitement de choc à Messi. Le 3-4-3 de mise en quarts pourrait être reconduit mais Louis "van G(éni)aal", tel qu'il est désormais surnommé aux Pays-Bas, reste très secret sur ses intentions. Et la possible indisponibilité de son meilleur défenseur central, Ron Vlaar (genou), l'ennuie sans doute beaucoup.

Le pragmatique Sabella espère de son côté marcher sur les traces de son mentor Carlos Bilardo, l'homme qui avait bâti une armée toute dévouée à Maradona en 1986 lors du dernier sacre mondial de l'Albiceleste, et refaire le même coup avec Messi pour décrocher enfin une 3e étoile. Mais une seule question l'obsède: sa défense tiendra-t-elle le coup face à la vitesse de Robben?

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