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Marc Trestman: si la tête est à Chicago, le coeur est encore un peu à Montréal

09/07/2014 06:31 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Si Marc Trestman a la tête bien ancrée à Chicago, où il s'apprête à entreprendre sa deuxième saison à la barre des Bears de la NFL, le coeur est encore — en partie, du moins — à Montréal.

Invité par les Alouettes de Montréal, qui l'honoreront avant le match de vendredi contre les Blue Bombers de Winnipeg, Trestman a été touché par la présence des journalistes montréalais, venus prendre de ses nouvelles dans un hôtel du centre-ville. Celui qui a dirigé les Alouettes pendant cinq ans, les menant à trois finales et deux conquêtes de la Coupe Grey, a été grandement surpris d'apprendre que l'organisation souhaitait lui rendre hommage.

«J'ai été soufflé par l'appel de Bob Wetenhall et par l'honneur que s'apprêtent à me rendre les Alouettes ce vendredi, a dit celui qui a conservé une fiche de 59-31 à la barre de l'équipe. J'ai toujours un peu de mal à me faire pointer du doigt pour les succès que nous avons connus. J'ai fait partie de l'équipe pendant cinq ans, et il y a tant de gens qui sont responsables de ces succès. Mais j'aime les Alouettes et je suis excité par leur formation pour cette saison.

«J'ai hâte au match de vendredi, afin de revoir des joueurs que j'ai dirigés et de passer du temps avec Bob et Jim (Popp, le directeur général). C'est aussi bon de se retrouver à Montréal et de ne pas avoir à aller travailler à chaque jour. D'avoir la chance de marcher la ville, de la visiter. C'est un privilège d'être de retour.»

Accompagné de sa femme, Cindy, pour ce voyage, il dit ignorer ce que l'organisation lui réserve vendredi.

«Je ne sais pas ce qu'ils ont en tête, mais je suis certain que l'émotion sera au rendez-vous. Les cinq ans que nous avons passés ici ont passé très vite. Nous sommes très heureux de nous retrouver de nouveau ici. Ç'a dû être du bon temps puisque ç'a passé tellement vite!

«Il n'y a rien que je n'aie pas aimé en dirigeant les Alouettes. C'est fantastique de pouvoir travailler pour un propriétaire hors pair et un directeur général comme Jim, qui vous fournit toujours de bons joueurs. Travailler était une joie à chaque jour. Faire partie de cette organisation, c'est quelque chose que j'ai grandement apprécié.»

Si les Bears — qu'il a menés à une fiche de 8-8 à sa première campagne — occupent le plus clair de son temps et de ses pensées, Trestman tente de se tenir informé de ce qui se passe chez les Alouettes.

«Une fois que notre saison est commencée, c'est plus difficile. Mais j'essaie de garder contact avec quelques-uns des joueurs au sein de l'équipe.»

Évidemment, l'un de ceux-là est le nouveau retraité Anthony Calvillo, qu'il tient en très haute estime.

«On a toujours gardé contact et il est le bienvenu s'il veut mes conseils maintenant qu'il est entraîneur. Je pense d'ailleurs qu'il va devenir un grand entraîneur. Les gens ne réalisent pas à quel point il est intelligent, à quel point c'est un grand communicateur. Il l'a démontré auprès de nos joueurs en quelques occasions au cours de mon passage ici. Quand Anthony a quelque chose à dire, tout le monde écoute. Il est passionné, mais toujours en gardant le contrôle, et c'est ce qu'il a fait quand il est venu parler à nos quarts à Chicago.»

Ayant l'impression d'avoir laissé l'organisation entre bonnes mains avant de quitter pour la NFL, Trestman a été très surpris des déboires qu'a connu l'équipe la saison passée.

«Quand Dan Hawkins a été congédié, j'étais simplement déçu. Dan est un bon entraîneur et ça n'a simplement pas fonctionné pour lui ici. Ça arrive à plein d'entraîneurs à plein d'endroits différents. On le voit même dans la NFL: des gars connaissent du succès à un endroit et quand ils se retrouvent ailleurs, le succès n'est pas au rendez-vous.»

Il ne croit pas que les nombreux changements apportés par l'équipe dans le personnel d'entraîneurs soient venus compliquer les choses.

«Apporter de nombreux changements n'est pas une mauvaise chose en soi. Les gens en place sont de bons hommes de football, ce sera intéressant de voir ce qui se passera, surtout avec un nouveau quart. En perdant Anthony, les Alouettes n'ont pas perdu qu'un quart, ils ont perdu LE quart. Et ça, ça prend du temps.»

Faisant preuve de beaucoup de tact, Trestman n'a pas voulu porter de jugement sur le travail de Troy Smith, le remplaçant de Calvillo.

«Un jeune quart doit apprendre à connaître la ligue en plus d'apprendre à jouer. Je ne me considère pas un spécialiste des quarts. Je peux les diriger, mais je ne suis pas un spécialiste. Je n'ai pas assez vu (Smith) pour pouvoir juger de son talent. Évidemment, les attentes sont élevées à Montréal. Ce sera une transiton difficile qui prendra du temps. Mais il semble avoir le talent nécessaire pour devenir un bon joueur.»

Une chose est sûre: avec Calvillo comme entraîneur des quarts, Trestman sera témoin de sa progression comme s'il était à Montréal.

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