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Confusion autour de la maladie de Lyme

09/07/2014 12:23 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT
Getty

La confusion règne dans le milieu de la santé autour de la prévention de la maladie de Lyme, en progression dans la province. En Montérégie, la région la plus touchée, des professionnels du milieu médical donnent des informations contradictoires aux personnes mordues par une tique. 

Un reportage de Thomas Gerbet Twitter Courriel

« Ce n'était pas du tout clair et évident. Qu'est-ce que je devais faire? Où je devais me présenter? », se plaint la biologiste Florence Douville qui a retrouvé une tique sur sa tête le 11 juin, après avoir travaillé en forêt dans la région de Granby.

La jeune femme a appelé Info-Santé qui lui a recommandé de faire analyser l'acarien. Mais aux urgences de Granby, une infirmière lui a répondu que ça ne se faisait pas. « Elle a jeté ma tique à la poubelle », raconte la biologiste, qui s'est empressée de la récupérer.

Après avoir de nouveau confirmé auprès d'Info-Santé qu'elle devait faire analyser la tique, la biologiste se présente le lendemain dans une clinique sans rendez-vous de Beloeil. Un médecin refuse à son tour d'analyser sa tique, mais lui prescrit un traitement antibiotique à titre préventif. 

Le 13 juin, Florence Douville se présente finalement à l'hôpital de Saint-Hyacinthe qui accepte de récolter sa tique pour l'acheminer vers un laboratoire (après avoir obtenu l'autorisation écrite d'un médecin).

« Pour moi, c'était important d'aller jusqu'au bout. Je trouvais les réponses des médecins contradictoires », dit la biologiste qui attend les résultats d'analyse avant la fin du mois de juillet. 

Imbroglio

« L'imbroglio, nous aussi on l'avait », reconnaît le directeur de la Santé publique en Montérégie, Alain Poirier. Il assure que la façon de procéder est en train de se clarifier. « En Montérégie, il y en a tellement qu'on ne voudrait pas être embourbés d'analyses de tiques », explique-t-il. Il n'est donc plus recommandé d'apporter sa tique pour analyse, contrairement aux régions moins touchées.

Les régions de l'Estrie, de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont de plus en plus touchées. Dans tous les cas, les autorités de la santé recommandent d'attendre d'éventuels symptômes avant de consulter un professionnel de la santé. 

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