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Grabuge à la cathédrale Notre-Dame: des Femen se retrouve en cour à Paris

09/07/2014 06:15 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

PARIS - Des procureurs français exigent que des militantes ayant dévoilé leurs seins dans la cathédrale Notre-Dame paient des milliers d'euros en pénalités.

Neuf membres du groupe Femen sont accusées d'avoir dégradé une grosse cloche dans la célèbre église, en février 2013, afin d'exprimer leur colère à propos de l'opposition de l'Église catholique au mariage gai, et pour «célébrer» la démission du pape Benoît XVI.

Ces militantes, portant des t-shirts et de larges colliers, ont entamé mercredi leur procès à Paris dans une affaire opposant la liberté d'expression aux tenants de la liberté de religion.

«Nous réclamons réparations pour des dommages moraux et les dégâts causés aux cloches, et, par extension, à la liberté religieuse en France», a déclaré un avocat de l'église, Laurent Devolve.

Le procureur a exigé des amendes de plus de 2100 $ contre chaque militante en lien avec des accusations de bris de propriété.

De son côté, la leader des Femen, Inna Shevchenko, a réclamé une discussion plus vaste sur le rôle de la religion en France, qui est strictement laïque mais qui possède de profondes racines catholiques.

«La religion est un sujet intouchable. Vous pouvez discuter de ce que vous voulez, mais vous ne pouvez pas remettre en question l'existence de Dieu ou à quel point il est absurde d'appliquer encore des règles ou des traditions religieuses dans un état laïque», a-t-elle déclaré à des journalistes au tribunal.

Des gardes de Notre-Dame sont eux aussi accusés, cette fois d'avoir commis des actes de violences en enlevant les militantes de la cloche. Le procureur a exigé des amendes suspendues contre les gardes.

Un verdict sera rendu le 10 septembre.

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