NOUVELLES

Benghazi: les attaques ont pu être réalisés par des groupes différents

09/07/2014 10:17 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - L'attaque contre un complexe diplomatique américain ayant coûté la vie à l'ambassadeur Chris Stevens et celle contre l'annexe de la CIA située tout près n'ont pas été perpétrées par les même personnes, selon des témoignages des commandants militaires américains.

La deuxième attaque, au cours de laquelle deux consultants en sécurité ont péri, a été réalisée par des gens ayant un entraînement militaire, a dit le général à la retraite Carter Ham au Congrès lors d'une audience tenue à huis clos. La première est le fruit d'un nouveau groupe d'extrémistes qui, ayant été mis au courant des actes de violence survenus devant l'enceinte diplomatique la veille, ont tenté de profiter de la vulnérabilité des Américains.

Le témoignage du général Ham — chef du Commandement des États-Unis pour l'Afrique au moment des événements — a été rendu public mercredi.

Ce témoignage peut apporter une lumière plus précise sur les événements du 11 septembre 2012 dont la classe politique américaine semble avoir oublié un élément important: il y a eu deux attaques différentes menées contre deux immeubles différents.

Le gouvernement américain n'a pas encore complètement catalogué la première attaque. Selon le général Ham et huit autres officiers, les agresseurs, qui semblaient familiers avec le manque de protection de l'endroit, ont envahi l'édifice pour y mettre le feu. Ils ont tué M. Stevens et un spécialiste des communications, Sean Smith. Une foule d'émeutiers ont ensuite envahi les lieux pour les piller.

Les officiers ont déclaré que le commandement n'avaient pas les renseignements nécessaires pour bien comprendre la nature de ces attaques, qu'il ignorait l'étendue de la présence américaine à Benghazi et qu'il pensait, de façon erronée, devoir face à une prise d'otages. Ces témoignages semblent surtout indiquer que les militaires ne savaient pas sur quelle information se fier pour lancer une intervention d'urgence.

Jusqu'à maintenant, on ignore si ces attaques ont été bien planifiées ou si elles n'ont qu'un vague rapport entre elles.

Les autorités américaines ont arrêté le mois dernier un premier suspect, Ahmed Abu Khattala, et l'ont amené aux États-Unis pour le juger. Il est accusé d'avoir orchestré l'attaque. Il a plaidé non coupable à ces accusations lors de sa première comparution.

PLUS:pc