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Sommet sur l'enseignement supérieur: près de 700 000 $ en dépenses pour les chantiers de travail

Publication: Mis à jour:
PAULINE MAROIS SOMMET ENSEIGNEMENT
PC

Les cinq chantiers de travail créés par l’ex-gouvernement péquiste à la suite du Sommet sur l’enseignement supérieur ont coûté près de 700 000 $ à ce jour, principalement en frais d'honoraires pour leurs présidents. À titre d'exemple, l'ex-directrice du journal Le Devoir, Lise Bissonnette, a empoché 95 000$ pour un mandat de six mois.

En date du 3 juin 2014, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science avait déboursé 670 391 $ en frais pour couvrir les diverses activités des chantiers, lit-on dans le sommaire des dépenses pour les années financières 2013-2014 et 2014-2015 obtenu en vertu de la Loi d’accès à l’information par Le Huffington Post Québec.

» Consultez le tableau des dépenses au bas de l'article

D’après les données, c’est le chantier sur la loi-cadre des universités qui a engendré le plus de frais avec un montant de 224 961,01$. De cette somme, 221 613,34$ ont été consacrés uniquement pour payer les honoraires et le frais de déplacements des deux co-présidents, Lise Bissonnette et John. R. Porter.

Selon le ministère, le mandat des deux présidents était d’une durée de six mois et couvrait la période «du 1er avril 2013 au 30 septembre 2013», précise Marie-Ève Déry, adjointe exécutive et chef d’équipe à la direction des communications de ministère, précisant que Lise Bissonnette a touché à ce jour 95 000 $ sur les 155 000 $ prévus initialement.

«Les honoraires ont été fixés sur la base de l'expertise de chacun des présidents et coprésidents et du caractère spécifique des travaux à réaliser. Rappelons que c'est la première ministre de l'époque qui a mandaté, lors du Sommet sur l'enseignement supérieur tenu à Montréal les 25 et 26 février 2013, Mme Bissonnette pour coprésider le chantier sur la loi-cadre des universités», explique Marie-Ève Déry.

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Le chantier sur l’amélioration de l’offre collégiale arrive quant à lui deuxième au chapitre des dépenses avec un montant de 218 550,65$. Notons que le rapport de ce chantier n’a pas encore été rendu public.

Or, à eux seuls, les honoraires et les frais de déplacement du président Guy Demers ont coûté jusqu’à maintenant 213 669,34 $, et ce, sur un montant initial prévu de 238 750 $. Ceux-ci, précise le ministère, couvrent une «période de 16 mois, soit du 1er avril 2013 au 31 juillet 2014», explique la responsable des communications au Ministère.

Le chantier sur le financement des universités, co-présidé par Hélène P. Tremblay et Pierre Roy, a coûté pour sa part 144 711,77 $ jusqu’à maintenant.

De cette somme, 137 454,64$ sont allés en honoraires et frais de déplacements pour les deux présidents, lit-on dans la demande d’accès. Or, selon les informations publiées sur le site SEAO, il semble que le ministère ait prévu un montant de 164 875 $ uniquement pour la rémunération de Hélène P. Tremblay. Notons également que le rapport de ce chantier n’a pas encore été rendu public.

Quant aux honoraires du président du chantier sur le Conseil national des universités, Claude Corbo, il semble qu’ils ont été défrayés à titre de «prêt de service» par l’Université du Québec qui «le rémunérait pendant qu’il assurait la présidence de son chantier», précise Marie-Ève Déry. Ce qui explique, entre autres, pourquoi les dépenses de son chantier ont été seulement de 3 877,64 $ pour le Ministère.

Concernant le chantier sur l’aide financière aux études, dont le rapport a été publié en mai 2013, le Ministère a dû payer uniquement pour les frais d’honoraires et de déplacement du président Pier-André Bouchard St-Amant à la hauteur de 16 704,14 $.

Quant au retard dans la publication de certains rapports, il semble qu’ils seront rendus public incessamment. «Les rapports finaux des chantiers sur l'offre de formation collégiale et sur la politique de financement des universités, dont l'échéance était fixée à juin 2014, viennent tout juste d'être déposés au ministre. Il en prendra connaissance et ils devraient être rendus publics sous peu», indique Marie-Ève Déry.

Combien de rencontres?

Le Huffington Post Québec a également obtenu les calendriers des rencontres des cinq chantiers. Ainsi, le chantier sur la politique de financement des universités a tenu près de 25 rencontres avec des partenaires, contre 24 pour celui sur l’offre de formation collégiale. Les chantier sur la loi-cadre et l’aide financière aux études ont quant à eux organisé le même nombre de rencontres, soit 10, contre 9 rencontres de partenaires pour le chantier sur le Conseil national des universités.

Du côté du Ministère, il semble qu’une «vingtaine de personnes, composée de plusieurs professionnels et de certains hauts fonctionnaires du Ministère», a travaillé de près ou de loin avec les différents chantiers.

À noter que les honoraires des présidents se terminent dès la publication des rapports, précise le Ministère. Rappelons également que le Sommet sur l’enseignement supérieur a engendré des dépenses de plus de 1,8 million $.

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