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Nouvelle escalade entre Gaza et Israël, Netanyahu menace de durcir les attaques

30/06/2014 12:00 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

De nouvelles roquettes palestiniennes ont visé le sud d'Israël lundi en riposte à un raid israélien meurtrier à Gaza, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu menaçant d'intensifier les attaques sur le territoire palestinien.

Dans la matinée, au moins 14 roquettes et obus tirés de la bande de Gaza sont tombés sur le sud d'Israël, sans faire ni victime ni dégâts majeurs, au lendemain de la mort d'un combattant palestinien tué dans un raid aérien israélien alors qu'il se préparait à tirer une roquette, selon l'armée.

Benjamin Netanyahu a menacé d'intensifier les attaques contre Gaza, où le mouvement islamiste palestinien Hamas a officiellement cédé le pouvoir le 2 juin à un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes mais où ses forces de sécurité sont restées en place.

"Si ces tirs (de roquettes) continuent, il y a deux possibilités: ou le Hamas, qui est responsable sur le terrain, y met fin ou c'est nous qui y mettrons fin", a prévenu M. Netanyahu.

Même le ministre des Finances Yaïr Lapid, considéré comme un modéré, a affirmé qu'"il faut lui rentrer dedans (au Hamas, NDLR) à cause de l'enlèvement, mais aussi à cause des tirs" de roquettes.

Il faisait allusion à l'enlèvement de trois jeunes israéliens disparus le 12 juin en Cisjordanie occupée, où Israël mène depuis une opération d'envergure pour les retrouver.

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, un faucon, a prévenu qu'"Israël ne tolérerait pas la poursuite des tirs de roquettes sur le sud et serait obligé de prendre des mesures sévères si cela continuait", lors d'une rencontre à Berlin avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

Israël a accusé deux membres du Hamas de l'enlèvement des trois Israéliens qui faisaient de l'auto-stop près d'un bloc de colonies dans le sud de la Cisjordanie occupée.

Depuis, selon une porte-parole militaire, l'armée israélienne a arrêté 420 Palestiniens en Cisjordanie, dont 305 membres du Hamas, qui a nié être impliqué dans le rapt mais a salué l'opération, et fouillé 2.200 bâtiments.

Cinq Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens depuis le début de l'opération, baptisée "Gardien de nos frères".

L'interdiction faite aux habitants du gouvernorat de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, où se concentrent les recherches, de voyager via la Jordanie, a été levée dimanche, "à l'exception de ceux liés au Hamas", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration militaire israélienne.

- 'Vacance du pouvoir à Gaza' -

Le responsable du Hamas en charge du dossier de la réconciliation avec le mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbbas a accusé celui-ci d'avoir abandonné Gaza à son sort, malgré l'accord de réconciliation qui a conduit à la formation d'un gouvernement de consensus commun à la Cisjordanie et à Gaza.

"Aujourd'hui, je crains que le Hamas ne soit invité à revenir pour protéger la sécurité de son peuple, la bande de Gaza ne vivra pas dans le vide, or elle n'est ni sous la responsabilité du gouvernement précédent, ni sous celle du gouvernement d'entente nationale", a écrit ce dirigeant, Moussa Abou Marzouk, sur sa page Facebook.

"Abou Mazen (Mahmoud Abbas, NDLR) ne veut pas de réconciliation, même si on lui donne Gaza, il ne la prendra pas", a accusé M. Abou Marzouk, lui reprochant d'être "allé partout depuis l'annonce du gouvernement de consensus, sauf à Gaza".

Depuis vendredi, une trentaine de roquettes ont été tirées par des membres de groupes armés palestiniens de Gaza vers le sud d'Israël, dont 4 ont été détruites en vol par le système de défense anti-missile "Iron Dome", selon l'armée.

Aucune de ces roquettes n'a fait des victimes mais l'une d'elles a détruit samedi une usine de peinture dans la zone industrielle de Sdérot.

En représailles, Israël a lancé des raids aériens visant des combattants palestiniens. Deux membres des Comités de résistance populaire (CRP), un groupe radical, y ont été tués vendredi.

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