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Mondial-2014/Argentine: Sabella reconnaît "sa dépendance vis-à-vis de Messi"

30/06/2014 12:24 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

Le sélectionneur de l'Argentine, Alejandro Sabella, reconnaît sa "dépendance vis-à-vis de Messi", mais comme le Brésil avec Neymar, a-t-il dit avant un 8e de finale du Mondial contre la Suisse à Sao Paulo où il n'a pas parlé de jeu.

Q: Si elle est regrettable, la blessure d'Agüero "facilite"-t-elle votre tâche pour bâtir l'équipe?

R: "Une blessure n'est jamais une bonne nouvelle surtout un joueur de la qualité d'Agüero. Et je ne vais pas vous donner la composition de l'équipe."

Q: Pourquoi, vous avez des doutes?

R: "J'ai toujours quelques doutes, jusqu'à la dernière minute ou presque. Bon, jusqu'à ce soir minuit."

Q: On vous appelle à minuit alors?

R: "(rires) Vous pouvez toujours essayer, si vous avez mon téléphone, mais je ne vais sûrement pas répondre."

Q: Comment imaginez-vous ce match?

R: "Le foot n'est pas toujours prévisible. Et ce que j'imagine, je ne peux pas le rendre public la veille du match, vous imaginez bien, donc, toutes mes excuses."

Q: Mais la présence ou non de Lavezzi dans l'équipe ne change-t-elle pas vos équilibres?

R: "(rires), Ah, mais vous n'arrêtez pas! La particularité de Lavezzi, s'il joue, c'est de pouvoir évoluer en pointe ou sur le côté, on peut utiliser deux formations sans changer de joueur."

Q: Lavezzi est le clown du groupe, comment avez-vous pris le fait qu'il vous arrose avec sa gourde contre le Nigeria?

R: "(rires) Lavezzi est un peu spécial... Cela fait partie des choses que doit accepter un entraîneur, chaque joueur a sa façon de s'intégrer, j'ai pris ça comme une marque d'affection plus qu'autre chose. Nous sommes là depuis longtemps, et même si les joueurs ont eu l'occasion de voir leurs familles, ce n'est pas toujours facile de vivre ensemble. Mais la cohabitation est excellente, et on a toujours besoin de ce genre de joueur qui savent faire des blagues et plaire à tout le monde. Il était avec nous pendant les qualifications, souvent remplaçant, et il a toujours eu un comportement exemplaire."

Q: Messi est-il votre Maradona de 1986?

R: "Sa Coupe du monde est couronnée de succès, c'est ce qu'on attendait tous, lui, ses coéquipiers, et le public argentin en général. C'est un joueur fondamental, comme Maradona."

Q: Est-il plus important que Neymar pour le Brésil?

R: "Messi est le meilleur joueur du monde et Neymar est fantastique. Il y a toujours une dépendance de l'Argentine vis-à-vis de Messi, comme du Brésil vis-à-vis de Neymar, c'est clair."

Q: Avez-vous préparé les tirs au but?

R: "Hier (dimanche), nous avons fait une série à l'entraînement, mais c'était un peu informel, ce n'est pas la même chose de tirer devant 80.000 personnes, il y a le coup de pied, et la force morale. D'une manière générale, indépendamment de la technique ou de la stratégie, la force morale et le contrôle des émotions sont vitaux, avec la force physique, surtout ici avec la chaleur. Et il s'agit de notre troisième match à 13h00. Il faut une énorme force de caractère pendant ces moments très durs. Si le moral était un muscle, ce serait le plus important. Je crois qu'un philosophe a dit: +Un gramme de neurones pèse plus qu'un kilo de muscle+."

Q: Que redoutez-vous de la Suisse?

R: "Malheureusement, je ne peux rien dire, et je ne pense pas que l'entraîneur suisse va se prononcer sur nos points forts non plus."

Propos recueillis en conférence de presse

eba/sk

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