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Mondial-2014 - Retrouvailles franco-allemandes en quart de finale

30/06/2014 06:45 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

La France et l'Allemagne, victorieuses respectivement du Nigeria 2-0 et de l'Algérie 2-1 (a.p.) lundi, se retrouveront en quart de finale du Mondial-2014 au Brésil, pour un grand classique.

Français et Allemands s'affronteront vendredi à Rio, comme le Brésil et la Colombie à Fortaleza. Le lendemain, les Pays-Bas joueront face au Costa Rica à Salvador, alors que le dernier quart de finale opposera le vainqueur d'Argentine-Suisse à l'équipe victorieuse de Belgique-Etats-Unis mardi.

France - Allemagne en Coupe du monde... La simple évocation de ce duel fait ressurgir des souvenirs. D'abord, un certain 8 juillet 1982 à Seville, où les Allemands s'étaient imposés en demi-finale à l'issue d'un match d'anthologie et une séance de tirs aux buts homérique (3-3 a.p., 5 t.a.b à 4) ponctué par une agression du gardien Harald Schumacher sur le défenseur français Patrick Battiston.

La dramaturgie de ce match a nourri de nombreux ouvrages et documentaires télévisés.

Quatre ans plus tard, Schumacher était encore dans les buts des Allemands, qui s'étaient imposés (2-0) en demi-finale du Mondial-86 au Mexique, douchant les espoirs de la génération Platini d'apporter à la France son premier titre mondial. Une lacune qui sera comblée à domicile par les coéquipiers de Zidane en 1998.

Pour sceller leurs retrouvailles, Français et Allemands ont dû patienter. La Nationalmannschaft a attendu la prolongation pour faire la différence face à l'Algérie, alors que les Français ont inscrit deux buts dans les dix dernières minutes.

Les Nigérians ont longtemps pu compter sur leur gardien Enyeama, auteur d'un arrêt décisif devant Pogba (22e), puis deux fois devant Benzema (70e, 78e) pour rester dans le match.

- La France efface 2010 -

Mais Enyeama, qui évolue en club à Lille en Ligue 1 française, a dû s'incliner sur une tête de Pogba (79e) au plus fort de la domination française. La victoire française a été confortée dans les ultimes minutes grâce à un second but inscrit par le défenseur nigérian Yobo contre son camp.

Ce succès marque le retour de la France, championne du monde en 1998 et finaliste en 2006, parmi les meilleures nations de la planète, quatre ans après l'affaire de Knysna, au Mondial-2010 en Afrique du Sud, où les joueurs avaient refusé de s'entraîner pour protester contre l'exclusion de l'attaquant Nicolas Anelka, qui avait insulté le sélectionneur (Raymond Domenech) à la mi-temps d'un match.

Pendant que les Français se déchiraient en 2010, les Allemands avaient eux terminé troisièmes. Et l'équipe dirigée par Joachim Löw depuis 2006 rêve d'apporter à l'Allemagne le titre après lequel elle court depuis l'Euro-96. Dix-huit ans déjà !

Le scénario du match face à l'Algérie n'incite pas à classer les coéquipiers de Thomas Müller parmi les grands favoris pour le titre, tant ils ont été ballottés, avant de faire la différence au début de la prolongation, grâce à Andre Schürrle, sur un centre de Thomas Müller. Puis Özil a conforté le succès allemand. Djabou a réduit le score, trop tard.

Présente pour la première fois en huitième de finale, l'Algérie, valeureuse, a peut-être laissé passer sa chance en début de match, en ratant quelques occasions, qui ont mis en lumière les carences de la défense centrale allemande.

- Les excuses de Suarez -

En marge des huitièmes de finale, l'Uruguayen Luis Suarez a présenté ses excuses à l'Italien Giorgio Chiellini pour la morsure qu'il lui a infligée mardi dernier, lors du match remporté par la Celeste (1-0).

"Je me repens profondément, je demande pardon à Giorgio Chiellini et à toute la famille du football", dit "Dracula Suarez".

"Je m'engage publiquement à ne jamais plus provoquer un incident de ce type", ajoute l'attaquant vedette de Liverpool.

Suarez a été suspendu neuf matches internationaux et quatre mois de toute activité dans le football par la Fifa pour son geste.

Alors qu'il avait nié avoir mordu le joueur italien dans son témoignage transmis à la Fifa, le joueur de la Celeste déclare cette fois-ci: "Il est certain que mon confrère Giorgio Chiellini a subi dans son duel avec moi les effets physiques d'une morsure".

L'affaire avait suscité de nombreuses réactions indignées mais Suarez a obtenu de nombreux soutiens dans son pays, dont celui du président de la République José Mujica.

Le chef de l'Etat a injurié la Fifa lundi, la traitant de "bande de vieux fils de putes". M. Mujica, qui avait dit auparavant n'avoir vu Suarez "mordre personne", a qualifié de "fasciste" la sanction infligée au joueur.

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