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Mondial-2014 - La France en quart attend l'Allemagne ou l'Algérie

30/06/2014 02:07 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

La France, victorieuse du Nigeria 2-0 lundi à Brasilia, signe son retour en quart de finale de la Coupe du monde, où elle affrontera l'Allemagne ou l'Algérie, qui s'affrontent à 20h00 GMT.

Les français rejoignent le Brésil, la Colombie, les Pays-Bas et le Costa Rica parmi les qualifiés pour les quarts de finale, programmés vendredi et samedi. Ils ont décroché leur qualification au terme d'un match tendu et acharné, confirmant la tendance aperçue depuis le début des rencontres à élimination directe.

Ce succès marque le retour de la France, championne du monde en 1998 et finaliste en 2006, parmi les meilleures nations de la planète, quatre ans après l'affaire de Knysna, au Mondial-2010 en Afrique du Sud où les joueurs avaient refusé de s'entraîner pour protester contre l'exclusion de l'attaquant Nicolas Anelka, qui avait insulté le sélectionneur (Raymond Domenech) à la mi-temps d'un match.

Les Nigérians ont longtemps pu compter sur leur gardien Enyeama, auteur d'un arrêt décisif devant Pogba (22e), puis deux fois devant Benzema (70e, 78e) pour rester dans le match.

Mais Enyeama, qui évolue en club à Lille en ligue 1 française, a dû s'incliner sur une tête de Pogba (79e) au plus fort de la domination française. La victoire française a été confortée dans les ultimes minutes grâce à un second but inscrit par le défenseur nigérian Yobo contre son camp.

Ce succès ouvre la porte à d'éventuelles retrouvailles entre la France et l'Allemagne en quart de finale, vendredi à Rio.

- Un drôle d'Allemagne-Algérie -

Les deux camps y pensent très fort, mais n'osent l'avouer. Après les dramatiques demi-finales de 1982 et 1986, Français et Allemands ont coché de possibles retrouvailles mondiales, depuis le tirage au sort, le 6 décembre. Mais pas question de le clamer.

"La France n'est pas du tout dans nos esprits, celui qui veut faire l'impasse sur le 8e de finale fait une énorme erreur", résume le sélectionneur allemand Joachim Löw. Et cela passe par un succès à Porto Alegre sur l'Algérie, l'une des rares nations que la Nationalmannschaft n'ait jamais battue en match international (deux défaites en 1964 et 1982).

D'ailleurs, la dernière confrontation, remportée par les Fennecs (2-1) au Mondial-1982 en Espagne avait débouché sur "le match de la honte"; un arrangement entre Allemands de l'Ouest et Autrichiens pour empêcher l'Algérie de franchir le premier tour.

Clin d'oeil de l'histoire: les Algériens sont présents cette année pour la première fois en 8e de finale d'un Mondial. Et ils retrouvent... l'Allemagne.

"On n'a pas oublié, on parle tout le temps de ce match. 1982, l'histoire se répète après 32 ans", a rappelé le sélectionneur de l'Algérie, Vahid Halilhodzic, dans la foulée de la qualification arrachée face à la Russie (1-1).

Les Allemands, eux, repoussent le mistigri. "Ca fait plus de 30 ans, ce n'est pas du tout un sujet pour nous", balaye Löw. En revanche, le sélectionneur allemand est affirmatif: "Si on déploie notre jeu et nos qualités, on va gagner ce match".

- Suarez s'excuse -

En marge des huitièmes de finale, l'Uruguayen Luis Suarez a présenté ses excuses à l'Italien Giorgi Chiellini pour la morsure qu'il lui a infligée mardi dernier, lors du match remporté par la Celeste (1-0).

"Je me repens profondément, je demande pardon à Giorgio Chiellini et à toute la famille du football", dit Suarez.

"Je m'engage publiquement à ne jamais plus provoquer un incident de ce type", ajoute l'attaquant vedette de Liverpool.

Suarez a été suspendu neuf matches internationaux et quatre mois de toute activité dans le football par la Fifa pour son geste.

Alors qu'il avait nié avoir mordu le joueur italien dans son témoignage transmis à la Fifa, l'Uruguayen déclare cette fois-ci: "Il est certain que mon confrère Giorgio Chiellini a subi dans son duel avec moi les effets physiques d'une morsure".

L'affaire avait suscité de nombreuses réactions indignées mais Suarez a obtenu de nombreux soutiens dans son pays, dont celui du président de la République José Mujica.

Le chef de l'Etat a injurié la Fifa lundi, la traitant de "bande de vieux fils de putes". M. Mujica, qui avait dit auparavant n'avoir vu Suarez "mordre personne", a qualifié de "fasciste" la sanction infligée au joueur.

pga/pal/sk

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