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Les trois jeunes Israéliens enlevés en Cisjordanie retrouvés morts

30/06/2014 02:25 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

Les trois jeunes Israéliens enlevés le 12 juin ont été retrouvés morts dans le sud de la Cisjordanie, près de Hébron, des "meurtres" imputés au Hamas par Israël qui a promis de dures représailles au mouvement islamiste palestinien.

Les trois jeunes, 19 ans pour le plus âgé et 16 ans pour les deux autres, tous trois étudiants dans des écoles religieuses de colonies juives, ont été retrouvés morts près de la localité de Halhoul, à une dizaine de minutes de la route où ils ont été vus pour la dernière fois, a précisé la radio publique israélienne.

Le cabinet de sécurité israélien devait se réunir lundi soir en urgence pour discuter des suites de cette découverte, près de Halhoul, où se concentraient les recherches, et où d'importants effectifs étaient déployés.

Le vice-ministre israélien de la Défense Danny Danon, membre de l'aile la plus à droite du gouvernement a promis "d'éradiquer" le Hamas, dans un communiqué.

Auparavant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait menacé d'intensifier les attaques en représailles aux tirs de roquettes de Gaza, où le Hamas a officiellement cédé le pouvoir le 2 juin à un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes mais où ses forces de sécurité sont restées en place.

"Si ces tirs (de roquettes) continuent, il y a deux possibilités: ou le Hamas, qui est responsable sur le terrain, y met fin ou c'est nous qui y mettrons fin", a-t-il prévenu.

Dans la matinée, au moins 14 roquettes et obus tirés de la bande de Gaza sont tombés sur le sud d'Israël, sans faire ni victime ni dégâts majeurs, au lendemain de la mort d'un combattant palestinien tué dans un raid aérien israélien alors qu'il se préparait à tirer une roquette, selon l'armée.

Même le ministre des Finances Yaïr Lapid, considéré comme un modéré, a affirmé qu'"il faut lui rentrer dedans (au Hamas, NDLR) à cause de l'enlèvement, mais aussi à cause des tirs" de roquettes.

- 5 morts, 420 arrestations -

Israël a accusé deux membres du Hamas de l'enlèvement des trois Israéliens qui faisaient de l'auto-stop près d'un bloc de colonies dans le sud de la Cisjordanie occupée.

Depuis, selon une porte-parole militaire, l'armée israélienne a arrêté 420 Palestiniens en Cisjordanie, dont 305 membres du Hamas, qui a nié être impliqué dans le rapt mais a salué l'opération, et fouillé 2.200 bâtiments.

Cinq Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens depuis le début de l'opération, baptisée "Gardien de nos frères".

L'interdiction faite aux habitants du gouvernorat de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, où se concentrent les recherches, de voyager via la Jordanie, a été levée dimanche, "à l'exception de ceux liés au Hamas", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration militaire israélienne.

La réconciliation entre le Hamas et le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, qui a conduit à la formation d'un gouvernement de consensus commun à la Cisjordanie et à Gaza, déjà minée par l'enlèvement, semblait de plus en plus menacée.

Le responsable du Hamas en charge du dossier de la réconciliation avec le Fatah a accusé Mahmoud Abbbas d'avoir abandonné Gaza à son sort.

"Aujourd'hui, je crains que le Hamas ne soit invité à revenir pour protéger la sécurité de son peuple, la bande de Gaza ne vivra pas dans le vide, or elle n'est ni sous la responsabilité du gouvernement précédent, ni sous celle du gouvernement d'entente nationale", a écrit ce dirigeant, Moussa Abou Marzouk, sur sa page Facebook.

"Abou Mazen (Mahmoud Abbas, NDLR) ne veut pas de réconciliation, même si on lui donne Gaza, il ne la prendra pas", a accusé M. Abou Marzouk.

bur-sst/feb

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