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La Turquie fermement opposée à toute partition du Kurdistan de l'Irak

30/06/2014 02:30 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

Le gouvernement turc s'est fermement opposé lundi à toute partition du Kurdistan irakien de l'Irak voisin après l'offensive des combattants jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui leur a permis de prendre le contrôle d'une partie du territoire irakien.

"Le monde entier connaît notre position officielle: il ne faut pas que l'Irak se divise, il ne faut pas laisser parler les armes, il ne faut pas que le sang coule, il ne faut pas (...) que les puissances mettent leurs mains sur l'Irak, il faut que l'Irak reste une société unie", a déclaré le vice-Premier ministre Bülent Arinç en rendant compte des travaux du conseil des ministres.

Les combattants radicaux sunnites de l'EIIL ont annoncé dimanche la création d'un califat sur les territoires du nord et de l'ouest de l'Irak et aussi sur ceux du nord de la Syrie qu'il contrôle.

Cette offensive a réveillé les craintes d'une partition de l'Irak, notamment de sa région autonome du Kurdistan, dont les combattants "peshmergas" ont décrété la mobilisation contre les jihadistes.

M. Arinç a balayé d'un revers de main l'appel à l'indépendance du Kurdistan irakien lancé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rappelant que "il y a en Irak un Etat et une Constitution".

Ankara a engagé fin 2012 des discussions avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) afin de mettre un terme au conflit qui a fait plus de 45.000 morts sur son territoire depuis 1984.

La Turquie du Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan s'est toujours opposée à une indépendance du Kurdistan irakien, mais a noué des liens étroits avec la province autonome, notamment en matière d'énergie.

L'EIIL détient par ailleurs en otage depuis deux semaines 49 citoyens turcs enlevés dans l'enceinte du consulat général de Turquie à Mossoul (nord), ainsi que 31 chauffeurs-routiers eux aussi de nationalité turque.

Lundi soir, M. Arinç a indiqué que les discussions étaient toujours en cours pour tenter d'obtenir leur libération.

"Nous espérons les revoir pendant le Ramadan", qui a démarré samedi soir en Turquie, a-t-il dit.

fo-pa/ai

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