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Construction : négociations prolongées

30/06/2014 09:30 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT
AydAn Mutlu via Getty Images

Les négociations entre l'Association de la construction du Québec (ACQ) et l'Alliance syndicale sont prolongées d'une semaine, à la demande du médiateur.

Le ministre du Travail, Sam Hamad, vient d'accorder un prolongement de sept jours à la médiation. Il demande aux représentants des deux parties de « déployer tous les efforts nécessaires pour parvenir à une entente dans les prochains jours ».

À la demande du médiateur, le ministre Hamad peut prolonger les négociations une seule fois et pour une durée maximale de 30 jours.

Rappelons que les conventions collectives des quelque 89 000 travailleurs de la construction des secteurs industriel, commercial et institutionnel sont arrivées à échéance aujourd'hui, un an après l'adoption d'une loi spéciale par le gouvernement du Québec pour mettre fin à la grève l'été dernier.

À pareille date l'an passé, le gouvernement péquiste avait imposé cette loi spéciale qui avait prolongé d'un an le contrat de travail des travailleurs de la construction afin que les négociations puissent se poursuivre.

Les pourparlers sont en cours afin d'éviter un nouvel arrêt de travail. Jusqu'à présent, rien n'a filtré des discussions qui se sont poursuivies cette fin de semaine, et les parties syndicale et patronale ne feront aucun commentaire avant mercredi.

Un des points litigieux demeure la reprise d'une journée de travail le samedi en cas d'intempéries pendant la semaine. L'Association de la construction du Québec (ACQ) aimerait que les travailleurs reprennent la journée perdue avec un salaire à temps simple.

L'Alliance syndicale de la construction estime qu'il s'agit d'une atteinte à la qualité de vie des travailleurs et d'un pas en arrière en matière de conciliation travail-famille.

À Québec, le maire Régis Labeaume craint qu'une grève des employés de la construction fasse dérailler l'échéancier pour la construction du nouvel amphithéâtre.

Quant au ministre du Travail, il a dit la semaine dernière vouloir laisser la chance à la négociation, mais a précisé qu'à défaut d'une entente négociée, le gouvernement prendra toutes les mesures requises pour éviter de mettre à mal l'économie.

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