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Soudan: un chef rebelle tué au Darfour dans des combats (média)

29/06/2014 08:59 EDT | Actualisé 29/08/2014 05:12 EDT

Un chef rebelle du Darfour, tenu responsable par des experts de certaines des attaques les plus meurtrières contre l'armée soudanaise, a été tué dans des combats, a annoncé un média officiel dimanche.

Ali Karbino a été tué samedi, a annoncé le gouverneur du Darfour-Nord, Osmane Kbir, selon le Centre soudanais des médias (SMC), proche des services de sécurité.

"Il a été tué", ainsi que ses commandants sur le terrain, quand les troupes gouvernementales ont repoussé leur assaut sur Al-Gouba, dans le district de Koutoum, au nord-ouest de la capitale régionale El-Facher, a précisé le SMC.

Le mouvement rebelle a désormais "perdu tous ses chefs", selon le SMC.

En février, un panel d'experts des Nations unies avait fait état de preuves établissant qu'un groupe mené par Ali Karbino s'était séparé en 2009 de l'Armée de libération du Soudan (ALS) d'Abdel Wahid Mohammed al-Nour, qui a initié la rébellion au Darfour il y a onze ans.

Peu d'informations ont pu être rassemblées sur ce nouveau groupe, à qui les experts avaient imputé "certaines des attaques les plus meurtrières contre les forces gouvernementales au cours des six derniers mois".

Selon ces experts, le groupe dirigé par Ali Karbino comptait entre 60 et 80 intégrants, moins de 10% des forces de l'ALS.

L'ASL et d'autres rebelles issus de tribus locales au Darfour se sont soulevés contre Khartoum en 2003 pour dénoncer la domination économique et politique des élites arabes, déclenchant un conflit long et meurtrier.

Elle a été réprimée avec force par l'armée, soutenue par les miliciens Janjawid qui se recrutaient parmi les Arabes habitant cette vaste région.

Mais les rebelles et l'armée ne sont plus les principaux protagonistes des combats au Darfour, où les milices en quête de ressources se sont retournées les unes contre les autres, et parfois contre Khartoum, tandis que la criminalité a augmenté.

it/emb/feb

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