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Plusieurs ménages ignorent toujours où ils vivront à compter du 1er juillet

29/06/2014 12:44 EDT | Actualisé 29/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - À l'approche du 1er juillet, de nombreux Québécois consultent sans doute frénétiquement les petites annonces dans l'espoir de pouvoir y dénicher leur prochain domicile.

Le coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), François Saillant, soutient que plusieurs habitants de Gatineau se trouvent dans cette position peu enviable.

Il explique que, dans cette ville, «le problème actuel n'est pas tellement un manque de logements», mais plutôt le fait que les gens ont de la misère à trouver un endroit qu'ils sont en mesure de payer.

«Il y a assez d'appartements mais il n'y en a pas suffisammentqui sont accessibles financièrement», déplore M. Saillant.

Jeudi dernier, à Gatineau, il y avait déjà 16 familles qui n'avaient pas de logis. Elles étaient donc plus souvent qu'autrement «installées temporairement chez des parents, des amis ou des connaissances», détaille-t-il.

M. Saillant retient présentement son souffle, car il craint que cette situation ne soit que la pointe de l'iceberg. Il mentionne que ce qu'il «sai[t] par expérience, c'est qu'il y a des personnes qui vont se manifester le 1er juillet et même quelques jours plus tard».

Le phénomène n'est pas unique à cette ville de l'Outaouais. Par exemple, en Abitibi-Témiscamingue, la situation n'est pas rose non plus.

«Il y a une crise qui dure depuis tout près de dix ans maintenant et qui est très liée [...] au développement minier en particulier», indique-t-il. Ce secteur d'activité «a attiré des travailleurs d'ailleurs et ce que ça a causé c'est une rareté des logements très, très, très, très grande», ajoute-t-il.

François Saillant affirme avoir entre autres eu l'occasion de s'entretenir avec les responsables des services d'urgence de Val-d'Or vendredi et il a alors appris «qu'une dizaine de ménages s'étaient manifestés parce qu'ils n'arrivaient pas à se trouver quelque chose».

Le coordonnateur du FRAPRU exhorte ceux qui se trouvent dans cette fâcheuse posture à passer à l'action sans tarder.

«Il ne faut pas attendre mardi prochain. Quelqu'un qui ne s'est toujours pas déniché de place doit absolument contacter les services d'habitation de sa municipalité», dit-il d'un ton insistant.

Pour inciter les malchanceux ayant cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête à bouger promptement, M. Saillantlance que « même si ça arrive de moins en moins souvent, il est possible qu'il y ait de l'aide financière qui leur soit accordée et on peut, parfois, leur offrir un hébergement».

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