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Obama va demander 2 milliards de dollars pour freiner l'afflux de sans-papiers

29/06/2014 01:06 EDT | Actualisé 29/08/2014 05:12 EDT

L'administration de Barack Obama va solliciter en urgence une enveloppe de deux milliards de dollars pour tenter d'endiguer l'afflux de sans-papiers d'Amérique centrale, et particulièrement d'enfants non accompagnés, qui traversent la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.

Ces dernières semaines, les agents américains postés à la frontière avec le Mexique font face à un afflux de mineurs sans-papiers en provenance d'Amérique centrale, ce qui a contribué à enflammer encore un peu plus le débat à Washington sur la réforme de l'immigration.

Les adversaires de Barack Obama y voient la preuve de son laxisme pour rendre les frontières étanches.

Pour tenter d'y remédier, la Maison Blanche enverra lundi une lettre au Congrès requérant deux milliards de dollars en fonds d'urgence pour renforcer la surveillance aux frontières, entre autres mesures, selon un responsable gouvernemental.

Washington compte aussi affecter ces fonds à la lutte contre les réseaux criminels et les passeurs qui font traverser la frontière aux enfants, a ajouté ce responsable.

La Maison Blanche veut aussi des élus du Congrès qu'ils simplifient la procédure administrative encadrant les expulsions.

Depuis octobre dernier, 52.000 mineurs non accompagnés de moins de 17 ans ont été interpellés à la frontière, soit deux fois plus que l'an dernier à la même époque.

Les trois quarts viennent du Honduras, Guatemala et Salvador, et ils passent majoritairement par la vallée du Rio Grande, la frontière naturelle entre le Texas et le Mexique.

Beaucoup disent être venus profiter d'une "nouvelle" loi qui leur donnerait des "permisos", des permis de séjour pour mineurs -- une rumeur encouragée, selon les républicains, par le message pro-immigration de Barack Obama.

"Apparemment, on se passe le mot qu'une fois appréhendé par les agents à la frontière, grâce au laxisme de cette administration, on ne sera jamais expulsé", a accusé le représentant républicain Bob Goodlatte.

Face à cette situation, M. Obama s'est adressé aux parents d'Amérique centrale jeudi dans une interview.

"Notre message est sans équivoque: n'envoyez pas vos enfants seuls, sur des trains ou par des passeurs", a-t-il dit sur la chaîne américaine ABC. "S'ils réussissent à arriver ici, ils seront renvoyés. Mais surtout, ils risquent de ne pas arriver".

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