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Nouveaux affrontements en Ukraine malgré la trêve

29/06/2014 05:47 EDT | Actualisé 29/08/2014 05:12 EDT
AP

Malgré la trêve en vigueur depuis le 20 juin, de nouveaux affrontements ont été signalés dimanche près de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, alors que les Occidentaux exhortent le président russe Vladimir Poutine à apaiser les tensions.

Des rebelles prorusses ont attaqué au mortier et avec des blindés un barrage tenu par les forces régulières près de la ville, selon la Garde nationale ukrainienne, ajoutant qu'il n'y a pas eu de victime dans leurs rangs.

Cités par l'agence Interfax, des rebelles ont affirmé pour leur part que les forces ukrainiennes avaient bombardé les environs de la ville, touchant un marché et un immeuble d'appartements sans faire de blessés.

Ces affrontements à Sloviansk, bastion des séparatistes prorusses situé à 100 km de la frontière russe, se font en dépit du cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les rebelles, prolongé vendredi jusqu'à lundi soir.

Dimanche, à l'issue d'une conversation téléphonique, les dirigeants français et allemand François Hollande et Angela Merkel ont de nouveau appelé le président Poutine à agir d'ici lundi pour aider son homologue ukrainien Petro Porochenko à apaiser la situation.

Ils ont ainsi réclamé que Kiev et Moscou travaillent à la mise en place d'un mécanisme de vérification du cessez-le-feu et du contrôle de la frontière sous l'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Les dirigeants ont en outre appelé à la libération de nouveaux otages au lendemain de la libération de quatre observateurs de l'OSCE enlevés le mois dernier par des rebelles prorusses.

Réunis à Bruxelles vendredi, les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Huit ont demandé l'ouverture de « négociations approfondies concernant la mise en oeuvre du plan de paix du président Porochenko ».

Ce plan, qui repose sur la trêve, prévoit aussi l'instauration d'une zone tampon de 10 km de large le long de la frontière avec la Russie, une amnistie aux séparatistes déposant les armes et n'ayant pas commis de « graves crimes » et la décentralisation du pouvoir en Ukraine.

Accusé par les Occidentaux d'armer en sous-main la rébellion pour déstabiliser l'Ukraine et menacé de sanctions, Moscou dit soutenir le cessez-le-feu et le plan de paix de Kiev.

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