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La Tunisie confirme la libération de deux de ses ressortissants enlevés en Libye

29/06/2014 06:28 EDT | Actualisé 29/08/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre tunisien Mehdi Jomaa a confirmé dimanche soir la libération d'un diplomate tunisien et d'un autre employé de l'ambassade de Tunisie en Libye, enlevés il y a quelques mois à Tripoli.

"Je veux vous informer qu'il y a quelques minutes l'avion a décollé de Tripoli avec nos fils qui étaient retenus", a déclaré M. Jomaa lors d'une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères.

"Le mérite de la libération de (...) Mohamed Ben Cheikh et Al-Aroussi Kontassi revient aux efforts des autorités tunisiennes en collaboration avec les autorités libyennes, que nous remercions pour leur coopération", a dit de son côté le chef de la diplomatie tunisienne Mongi Hamdi.

M. Hamdi n'a pas donné de détails sur les circonstances de la libération des deux hommes, affirmant seulement qu'aucune rançon n'avait été payée et que les négociations s'étaient déroulées selon trois principes: "la sécurité des (hommes) enlevés, la préservation du prestige de l'Etat et la non-négociation sous la pression".

"Notre vis-à-vis était les autorités libyennes, nous ne savons pas qui étaient les ravisseurs et nous ne voulons pas le savoir", a-t-il affirmé.

Il a toutefois confirmé que les motivations des ravisseurs étaient "politiques" et qu'ils avaient réclamé la libération de Libyens condamnés à de la prison ferme en Tunisie pour terrorisme.

La libération de ces Libyens "n'a pas eu lieu", a-t-il assuré.

Le 21 mars, un employé de l'ambassade de Tunisie à Tripoli, Mohamed Ben Cheikh, a été enlevé dans la capitale libyenne. Le 17 avril, un diplomate tunisien, Al-Aroussi Kontassi, a été enlevé à son tour dans la même ville.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les représentations diplomatiques en Libye sont régulièrement la cible d'attaques et d'enlèvements par des milices qui font la loi dans le pays.

L'ambassadeur de Jordanie Fawaz Al-Aitan a été enlevé à la mi-avril et son chauffeur blessé par balles dans une attaque contre son convoi à Tripoli. Il a été libéré près d'un mois plus tard en contrepartie de la libération d'un jihadiste libyen détenu en Jordanie.

Avant lui, cinq diplomates égyptiens ont été enlevés en janvier et détenus durant deux jours par une milice qui a réclamé la libération de son chef arrêté en Egypte.

Selon des sources diplomatiques à Tripoli, ces enlèvements sont souvent perpétrés par des milices qui tentent d'obtenir la libération de Libyens détenus à l'étranger.

iba/lv

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