NOUVELLES

Bien des propriétaires sont sur les dents à l'approche du 1er juillet

29/06/2014 04:16 EDT | Actualisé 29/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Pour bien des détenteurs d'édifices locatifs, le 1er juillet n'a rien d'une sinécure.

Pendant cette journée au cours de laquelle les déménagements sont traditionnellement extrêmement nombreux, il est désormais devenu monnaie courante pour eux de retrouver des appartements nouvellement vacants dans un état lamentable ou encore de constater que les locataires sortants y ont dérobé des appareils électroménagers mis temporairement à leur disposition.

Selon le président de l'Association des propriétaires du Québec (APQ), Martin Messier, dans de pareilles circonstances, il est parfois possible d'obtenir un dédommagement en poursuivant les fautifs.

Il ajoute que si certains se montrent particulièrement pressés de déménager pour des raisons peu louables, il arrive aussi trop souvent qu'un occupant tenace refuse de lever le camp et ce, même s'il n'a pas manifesté le désir de renouveler son bail.

Il devient alors primordial de trouver un plan B pour accommoder temporairement celui qui aurait normalement dû prendre sa place.

M. Messier spécifie qu'il faut absolument essayer de dénicher un endroit pour lui.

«Si on a un logement qui est libre, tant mieux, mais si ce n'est pas le cas, on peut entreposer les effets (du nouveau venu) et évidemment, ce sera la responsabilité du propriétaire de les retourner au bon endroit (lorsque la situation rentrera dans l'ordre)», a-t-il expliqué.

S'il faut en croire Martin Messier, ses membres doivent non seulement composer avec des cas de vandalisme, de vol et d'occupation illégale mais en plus, ils ont régulièrement la fâcheuse surprise de découvrir que des locataires leur ont laissé des souvenirs desquels ils auraient aisément pu se passer.

Il raconte avoir personnellement dû se rendre dans un appartement dans lequel «il y avait de la nourriture en train de pourrir dans l'évier et sur le comptoir, des sous-vêtements, des chaussettes (ainsi qu')une bouteille de bière brisée dans une toilette qui débordait».

Il soutient que pour les prochains occupants, l'arrivée sur place aurait normalement dû «être une autre tranche de vie à aborder avec le sourire mais que là, ça donnait plus le goût de vomir».

M. Messier précise que certains locataires ne confondent pas leur ancien logis avec un dépotoir mais plutôt avec un chenil. Ils abandonnent donc leurs animaux domestiques derrière eux.

Dans de pareils cas, une solution «déchirante» s'impose, d'après lui. Martin Messier indique qu'il «est indispensable de contacter les autorités municipales pour être mis en contact avec des organismes comme Le Berger Blanc et la Société de prévention de la cruauté envers les animaux» qui seront en mesure de récupérer les bêtes laissées à elles-mêmes.

Il se dit conscient que ces divers problèmes représentent d'énormes maux de tête pour les propriétaires et c'est ce pourquoi il leur rappelle qu'ils ne sont pas seuls pour faire face à la musique.

Il souligne que son équipe peut leur servir de bouée de sauvetage car elle est outillée pour répondre aux appels d'urgence logés à ses bureaux et même pour réagir aux signaux d'alarme lancés dans la zone de clavardage du site Internet de l'APQ.

PLUS:pc