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Mondial-2014 - Le Brésil gagnant à la loterie

28/06/2014 03:29 EDT | Actualisé 28/08/2014 05:12 EDT

Le Brésil reste en vie dans "sa" Coupe du monde, grâce à son succès (1-1 a.p., 3 tab à 2) après la loterie des tirs au but face au Chili en 8e de finale, et se projette sur le vainqueur d'Uruguay - Colombie.

En quart de finale, le vendredi 4 juillet à Fortaleza, le Brésil affrontera le vainqueur de l'autre huitième de finale du jour où l'Uruguay, sans son attaquant mordeur Luis Suarez, privé entre autres de la fin du Mondial, affronte la Colombie à Rio (17h00 locales, 20h00 GMT).

Les matches à élimination sont impitoyables. Il faut saisir chaque occasion et éviter de commettre des fautes... Et voilà pourquoi le Brésil s'est trouvé en difficulté face aux Chiliens. Jusqu'à une incroyable séance de tirs au but.

Comme face à la Croatie (3-1), comme contre le Mexique (0-0) ou le Cameroun (4-1), les Brésiliens ont certes exposé quelques enchaînements de leurs artistes, autour de Neymar. Mais ils ont aussi montré leurs limites dans la finition; un domaine où Fred brilla par son absence, avant d'être remplacé par Jô en seconde période.

Pour résoudre ses problèmes, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari peut compter sur un homme: Neymar. On l'a vu partout. A la création, mais aussi en défense, pour venir récupérer les ballons, loin derrière.

C'est lui qui a délivré le corner sur le premier but. Après une déviation de Thiago Silva, David Luiz au second poteau poussait la balle dans le but chilien (18e).

Mais Neymar n'est pas omniscient. Il ne peut empêcher les hésitations de la défense, qui ont permis à Alexis Sanchez d'égaliser (32e). Surtout, après avoir brillé, Neymar s'est éteint, et le Brésil avec lui...

La Seleçao s'est quand même créée quelques occasions, comme les Chiliens, qui auraient bien pu arracher leur qualification dans la dernière minute de la prolongation. Mais le tir de Pinilla échoua sur la transversale de Julio Cesar.

- Les pleurs de Julio Cesar -

Cette frappe était-elle un signe du destin ? Le Chili ne gagnerait pas. Et cela se vérifia lors de la séance des tirs au but d'une intensité dramatique incroyable.

En pleurs pendant la période de repos qui précéda, Julio Cesar, ancien de l'Inter Milan, désormais en pré-retraite à Toronto (Canada), gagna un statut de héros. A qui tremble le plus, les Chiliens ratèrent trois tirs, contre seulement deux aux Brésiliens.

Et voilà comment pour le Brésil s'éloigna le spectre du +Mineiraozo+, 64 ans après le +Maracanazo+ réalisé par un autre voisin sud-américain, l'Uruguay, qui avait privé en 1950 le Brésil du titre mondial, dans son Maracana à Rio.

Après ce grand classique de la zone Amsud, le Brésil croisera en quart de finale une autre vieille connaissance du continent, l'Uruguay ou la Colombie.

Ce duel aura une saveur particulière samedi, quatre jours après le match décisif remporté par la Celeste sur l'Italie (1-0), entaché par la morsure de Luis Suarez sur Giorgio Chiellini.

Outre Suarez, exclu du Mondial et qui ne peut même pas assister au match, l'Uruguay devra encore se passer de son capitaine, le défenseur Diego Lugano, pas entièrement remis de sa blessure à un genou.

Les Colombiens déplorent eux aussi l'absence de leur attaquant vedette. Mais Falcao, victime d'une grave blessure à un genou lors d'un match de Coupe de France en janvier, sera bien présent dans les tribunes.

Surtout, les "Cafeteros" ont parfaitement compensé son absence au premier tour, qu'ils ont achevé avec trois victoires, contre la Grèce, la Côte d'Ivoire et le Japon. Et ils espèrent bien surfer sur cet élan et accéder aux quarts de finale pour la première fois de leur histoire.

bur-pga/pal/jta

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