POLITIQUE

Les élections fédérales partielles de lundi risquent d'être peu courues

28/06/2014 03:29 EDT | Actualisé 28/08/2014 05:12 EDT
DAMIEN MEYER via Getty Images
Canada's Prime Minister Stephen Harper waves as he arrives to attend an international D-Day commemoration ceremony on the beach of Ouistreham, Normandy, on June 6, 2014, marking the 70th anniversary of the World War II Allied landings in Normandy. AFP PHOTO / DAMIEN MEYER (Photo credit should read DAMIEN MEYER/AFP/Getty Images)

CALGARY - Les bureaux de vote seront ouverts dans quatre circonscriptions fédérales lundi, à la veille du jour férié de la fête du Canada, et deux politologues albertains affirment que le taux de participation pourrait être faible dans certains endroits, même en tenant compte de la participation généralement peu élevée lors des élections partielles.

«Il pourrait y avoir un effondrement du taux de participation», affirme David Taras, politologue de l'université Mount Royal, à Calgary. «Même en tenant compte du taux de participation traditionnel des élections complémentaires, qui n'est habituellement pas très élevé, cette fois-ci, ça pourrait être pire. Je crois que les conservateurs disent simplement qu'il faut se débarrasser de ces élections.»

Puisque le 1er juillet tombe un mardi cette année, plusieurs Canadiens en profitent probablement pour prendre une journée de congé supplémentaire, histoire d'avoir une fin de semaine de quatre jours.

Selon Paul Fairie, de l'université de Calgary, choisir un nouveau député fédéral pourrait ne pas être une priorité pour les électeurs, particulièrement dans une situation assez prévisible où les libéraux devraient l'emporter dans Scarborough-Agincourt, dans la région de Toronto, tandis que les conservateurs au pouvoir devraient gagner dans Macleod et Fort McMurray-Athabasca, en Alberta.

Seule la circonscription torontoise de Trinity-Spadina sera véritablement disputée entre le Nouveau Parti démocratique (NPD) et les libéraux, prédit M. Fairie.

Ce dernier note que le taux de participation d'une élection complémentaire est d'environ 20 pour cent sous la normale, et il s'attend à ce que le taux de participation des élections de lundi plonge de 20 à 30 pour cent sous ce taux déjà faible.

«Pour les conservateurs, il s'agit d'une aventure à faible risque. Il y a des choses plus intéressantes auxquelles on peut penser, en été, qu'une élection partielle.»

M. Taras est bien d'accord. «Les conservateurs ne risquent vraiment rien ici. Ils ont deux sièges assurés et les deux autres sièges ne sont que des circonscriptions de l'opposition où ils n'ont aucune chance», a-t-il analysé. «Alors, peu importe si c'est le 30 juin, le 30 juillet ou le 30 septembre. Les conservateurs risquent très peu.»

En Alberta, la circonscription de Fort McMurray-Athabasca a été laissée vacante par le député conservateur Brian Jean, qui a démissionné en janvier en invoquant sa volonté de passer plus de temps avec sa famille.

Quant au député conservateur Ted Menzies, il a abandonné son siège du sud de l'Alberta en novembre pour devenir président directeur exécutif de CropLife Canada, une association commerciale agricole.

Dans la circonscription urbaine de Scarborough-Agincourt, le libéral Jim Karygiannis a choisi de se lancer dans la course pour un siège au conseil municipal de Toronto.

Quant à Trinity-Spadina, ce siège était occupé jusqu'à récemment par Olivia Chow, veuve du défunt chef du NPD Jack Layton, qui se présente contre Rob Ford à la mairie de Toronto.

À Toronto, d'ailleurs, la première ministre ontarienne Kathleen Wynne a rejoint samedi le candidat libéral fédéral Adam Vaughan pour attiser la ferveur partisane, vantant ce qu'elle a décrit comme le passé du candidat en tant que «bâtisseur municipal».

Il y a deux semaines à peine, Mme Wynne a remporté une victoire convaincante lors des élections provinciales, donnant une majorité aux libéraux ontariens.

Le NPD n'était pas en reste, alors que le chef Thomas Mulcair a effectué un nouveau déplacement dans la métropole canadienne pour encourager le candidat Joe Cressy. M. Mulcair a ainsi déclaré que si les électeurs d'une circonscription connue pour ses politiciens progressistes à tous les niveaux de gouvernement désiraient voter pour un parti de centre-gauche, alors «il faut aller avec le NPD».

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