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La NASA lance enfin un vol pour tester des technologies sur Mars

28/06/2014 04:31 EDT | Actualisé 28/08/2014 05:12 EDT
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MANDATORY CREDIT: NASA Hubble Space Telescope. Undated handout view taken by the NASA Hubble Space Telescope of the planet Mars, which passes closer to the Earth this week than it has at any time in almost 60,000 years. The precise time of closest approach will be 9.51am on Wednesday August 27 2003, when a mere 34,646,418 miles will separate the Earth and Mars - 145 times the distance to the Moon. Already it is impossible to miss the planet, a fiery yellow-orange disc in the south-eastern sky that far outshines the brightest star, Sirius. The event is a big occasion for amateur astronomers, who will have to wait 284 years for Mars to come as near again. See PA story SCIENCE MArs. PA Photo. NASA Hubble Space Telescope.

LOS ANGELES, États-Unis - Un engin de la NASA ayant la forme d'une soucoupe volante, visant à tester une nouvelle technologie pour des atterrissages sur Mars, a survolé avec succès l'océan Pacifique samedi, mais son imposant parachute ne s'est déployé que partiellement.

Le décélérateur supersonique à basse densité s'est élevé, à l'aide d'un ballon, à 36 575 mètres dans les airs, depuis l'île hawaïenne de Kauaï. L'engin a ensuite été propulsé encore plus haut dans le ciel avant de déployer un innovateur système de freinage gonflable.

Mais les applaudissements ont rapidement cessé lorsqu'un gigantesque parachute conçu pour ralentir le processus d'amerrissage s'est emmêlé.

Néanmoins, les responsables de la NASA ont affirmé qu'il s'agissait d'un très bon test d'une technologique qui pourrait servir, un jour, à expédier de lourds engins spatiaux — et éventuellement, des astronautes — sur Mars.

Depuis l'atterrissage des sondes spatiales Viking à la surface de la planète rouge, en 1976, la NASA s'appuie sur le même concept de parachute pour ralentir les engins spatiaux et les robots qui pénètrent la mince atmosphère martienne.

Le vol expérimental de 150 millions $ US visait à tester un nouveau véhicule et un parachute géant conçus pour permettre l'atterrissage d'engins spatiaux plus lourds et, éventuellement, d'astronautes.

Les internautes de partout sur la planète ont suivi des extraits de la mission en temps réel grâce à des caméras télescopiques installées au sol. Plus tard dans la mission, les caméras de l'engin lui-même se sont allumées et ont transmis des images en basse définition.

Après un décollage d'un pas de tir de missiles sur l'île hawaïenne de Kauai, le ballon a transporté l'engin toroïdal au-dessus du Pacifique. Le moteur-fusée s'est ensuite allumé, propulsant le véhicule à 55 kilomètres d'altitude à une vitesse supersonique.

À cette altitude, l'environnement est similaire à celui qui prévaut sur Mars. Alors que le véhicule se préparait à redescendre sur Terre, un tube installé sur son pourtour s'est mis à gonfler, entraînant un freinage atmosphérique pour réduire grandement sa vitesse, alors à Mach 4, soit quatre fois la vitesse du son.

Un parachute s'est ensuite déployé et a entraîné un amerrissage en douceur dans l'océan. D'une largeur de 33,5 mètres, ce parachute est deux fois plus vaste que celui transporté par le véhicule Curiosity lors de son arrivée sur Mars en 2011. Le test a déjà été reporté six fois en raison des forts vents. Ceux-ci doivent être calmes pour éviter que le ballon ne s'aventure dans des zones interdites. Des ingénieurs doivent analyser les données et effectuer plusieurs autres vols similaires l'an prochain avant de décider si l'engin et le parachute seront employés lors d'une future mission martienne.

«Nous voulons les tester là où il en coûte le moins cher avant de les envoyer sur Mars pour s'assurer que tout fonctionnera là-bas», a indiqué le gestionnaire de projet Mark Adler, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, lors d'une conférence de presse pré-lancement donnée au début de juin.

Les technologies doivent être améliorées ou l'humanité ne pourra se rendre plus loin que la Station spatiale internationale en orbite basse, a souligné Michael Gazarik, directeur des technologies spatiales au siège de la NASA.

Le développement technologique «est l'avenue la plus simple vers Mars», a dit M. Gazarik lors d'une séance d'information.

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