NOUVELLES

Le vice-président de l'Argentine Amado Boudou formellement accusé de corruption

28/06/2014 03:40 EDT | Actualisé 28/08/2014 05:12 EDT
JOSE CABEZAS via Getty Images
Argentinian Vice-President Amado Boudou speaks during a conference at the University of El Salvador in San Salvador, El Salvador on May 31, 2014 for a conference. Boudou is in San Salvador to attend the inauguration of new Salvadorean President, Salvador Sanchez Ceren. AFP PHOTO/ Jose CABEZAS (Photo credit should read JOSE CABEZAS/AFP/Getty Images)

BUENOS AIRES, Argentine - Le vice-président argentin Amado Boudou a été accusé de corruption et d'avoir mené des transactions commerciales incompatibles avec ses responsabilités d'élu, venant ajouter aux problèmes qui accablent la présidente Cristina Fernandez.

M. Boudou est accusé d'avoir utilisé des sociétés fictives et des intermédiaires secrets pour prendre le contrôle d'une entreprise ayant reçu des contrats pour imprimer la monnaie nationale, ainsi que du matériel publicitaire pour la campagne électorale de Mme Fernandez.

Les accusations portées par le juge fédéral Ariel Lijo ont été rendues publiques vendredi soir sur le site Internet du ministère de la Justice. Le magistrat a également imposé un embargo de 200 000 pesos (25 000 $ US) sur la propriété du vice-président. Ce dernier conserve sa liberté en attendant son procès, en compagnie de cinq autre coaccusés.

M. Boudou est le premier vice-président de l'Argentine à tomber sous le coup de telles accusations. Il pourrait écoper d'une peine allant d'un à six ans de prison, et être banni à vie de la politique.

L'homme, qui se trouvait en déplacement officiel à Cuba lorsque les accusations ont été dévoilées, affirme être innocent malgré des preuves le liant à d'autres coaccusés, qui ont été rendues publiques dans des journaux du pays.

Les accusations contre le vice-président surviennent alors que Mme Fernandez doit déjà affronter d'autres défis. Des problèmes économiques ont récemment forcé une dévaluation de la monnaie et un important jugement aux États-Unis laisse planer la menace d'une nouvelle défaillance.

Malgré tout, la présidente est demeurée loyale envers son vice-président, alors que les allégations ont fait de ce dernier le politicien le moins populaire du pays. Sa disgrâce laisse la présidente sans successeur clair pour les élections de 2015.

INOLTRE SU HUFFPOST

La commission Charbonneau en bref