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Plaidoyer de Rome et Berlin pour la poursuite des réformes en Europe

27/06/2014 06:56 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Les ministres allemand et italien des Finances, Wolfgang Schäuble et Pier Carlo Padoan, ont appelé vendredi à poursuivre les réformes en Europe, seul moyen, selon eux, de créer de la croissance et de freiner la progression des partis antieuropéens.

"La croissance créera des emplois et aidera les gouvernements à s'attaquer à la dette publique. Promouvoir la croissance est le meilleur moyen de contenir l'avancée des partis extrémistes et antieuropéens", écrivent les deux ministres, dans une tribune commune publiée dans le Wall Street Journal.

Pour cela, "nous avons besoin d'accroître les réformes structurelles", celles-ci allant, selon les pays, de davantage de flexibilité sur le marché du travail à l'amélioration de l'efficacité des administrations publiques, défendent Wolfgang Schäuble et Pier Carlo Padoan.

Les deux ministres assurent qu'il n'y a pas de "conflit" entre Rome et Berlin, d'accord selon eux "sur ce que le programme économique européen devrait être".

Alors que les dirigeants européens sont réunis vendredi en sommet à Bruxelles, France et Italie, à la tête d'un front social-démocrate, vont tenter d'obtenir un assouplissement de la rigueur budgétaire européenne défendue bec et ongles par la chancelière allemande Angela Merkel.

Dans leur tribune commune, Wolfgang Schäuble et Pier Carlo Padoan évitent d'évoquer ce pacte de stabilité et préfèrent mettre l'accent sur les réformes.

Voyant dans celles mises en oeuvre dans leurs pays une des raisons du moindre score des partis antieuropéens en Allemagne et en Italie aux dernières élections européennes, les deux ministres admettent que les réformes déjà entreprises ces dernières années ont été sources de difficultés pour certains, mais ont commencé à porter leurs fruits. "Le pire de la crise est derrière nous et la reprise économique est en cours", écrivent-ils reprenant un discours cher à Wolfgang Schäuble pour justifier son entêtement à ne pas dévier de la politique de réformes et de redressement budgétaire défendue par l'Allemagne.

Mais "cette reprise est fragile et inégale" et "il est urgent de redynamiser l'élan à lancer des réformes structurelles, y compris en élaborant un plan européen commun", insistent-ils. Renforcement de l'intégration européenne, notamment dans les secteurs du numérique et de l'énergie, et développement des investissements sont les deux autres objectifs mis en avant pour soutenir la croissance.

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