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Nouvelle-Calédonie: un loyaliste devant le comité de décolonisation de l'ONU

27/06/2014 04:52 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Un représentant des non-indépendantistes en Nouvelle-Calédonie a participé vendredi pour la première fois à une réunion à New York du comité de décolonisation des Nations unies.

Gaël Yanno, nouveau président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, a confronté ses vues sur l'avenir du territoire avec deux représentants indépendantistes, Roch Wamytan et Michael Forrest du Front de Libération nationale kanak socialiste (FLNKS), habitués de ce genre de réunion.

Rappelant les élections provinciales du 11 mai, il a souligné "que la majorité non-indépendantiste du Congrès a été confirmée". "Cette majorité ne veut pas d'indépendance et a pour objectif un statut de large émancipation".

Il a cependant proposé à ses adversaires indépendantistes un dialogue sur l'avenir du Caillou: "indépendantistes et non-indépendantistes ont une obligation de préparer un après-accord de Nouméa stable".

Mais pour lui, cette solution passe par le maintien dans la République: "Au 21e siècle il est tout à fait possible d'être fiers d'être Calédoniens et fiers d'être Français", a-t-il affirmé.

Roch Wamytan a pris ensuite la parole pour réclamer que la Nouvelle-Calédonie "puisse enfin exprimer concrètement son droit à l'autodétermination".

M. Wamytan a également critiqué le système électoral appliqué lors des élections du 11 mai: "il est impensable et inacceptable que ce système soit appliqué" lors du futur référendum, a-t-il ajouté.

Le comité de décolonisation de l'ONU avait envoyé en mars une mission en Nouvelle-Calédonie à la demande des indépendantistes, qui contestent la définition restrictive du corps électoral appliquée lors du scrutin de mai.

Celui-ci a ouvert le dernier mandat de l'accord de Nouméa avant un référendum d'auto-détermination entre 2014 et 2018.

Béatrice Le Fraper du Hellen, première conseillère à la mission française auprès de l'ONU, a rappelé que la France "puissance administrante" en Nouvelle-Calédonie, "doit garantir le bon déroulement" du processus de Nouméa mais qu'elle "ne peut pas se substituer au dialogue entre les parties".

avz/gde

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