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Le roi des Pays-Bas inaugure la demeure de la "Jeune fille à la perle"

27/06/2014 05:50 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Le roi des Pays-Bas Willem-Alexander a inauguré officiellement vendredi un Mauritshuis rénové, rouvrant ainsi les portes de ce musée de La Haye aux nombreux amateurs de la célébrissime "Jeune fille à la perle", de retour en sa demeure.

Après deux années de travaux, et quelque 30 millions d'euros, cet ancien hôtel particulier du XVIIe siècle a été agrandi, restauré, éclairé, et il est désormais prêt à accueillir les nombreux amateurs de l'Age d'or néerlandais (1584-1702).

Vers 17H00 (15H00 GMT), le roi Willem-Alexander a été accueilli devant les portes du musée, situé dans le centre-ville, à proximité du Parlement et du siège du gouvernement néerlandais, par une femme déguisée en "Jeune fille à la perle". Celle-ci lui a remis les clés du musée avant qu'il ne commence une visite, guidé par la directrice Emilie Gordenker.

Cette visite a été retransmise via des écrans géants sur le "Plein", place populaire du centre-ville. Le musée sera accessible gratuitement aux visiteurs de 20H00 (18H00 GMT) à minuit.

Les magasins du centre-ville resteront ouverts jusqu'aux petit matin, proposant plusieurs activités afin de célébrer l'occasion.

- La toile a fait le tour du monde -

Pendant les deux années de rénovation, la toile de Vermeer a fait le tour du monde, ce qui aidé à financer les travaux.

A Bologne ou New York, la "Jeune fille à la perle", qui a notamment inspiré un roman et un film avec l'actrice américaine Scarlett Johansson, avait provoqué une véritable frénésie. A Tokyo, tous les records de fréquentation avaient été battus quand 800.000 personnes s'étaient précipitées pour admirer son teint d'albâtre.

Cette petite toile de 45 cm sur 40, peinte vers 1665, ne cesse de fasciner et d'intriguer depuis trois siècles.

"Il y a quelque chose de très spécial à propos de cette toile, qui ressemble d'une certaine manière au Mauritshuis, c'est petit et intime", avait assuré à l'AFP la directrice du musée pendant la visite de presse, une semaine avant l'inauguration.

Cet ancien bâtiment classique est désormais complété par un bâtiment art déco, loué au club de gentlemen voisin, abritant une bibliothèque et les expositions temporaires. Les deux bâtiments ont été reliés sous la rue par un atrium.

Si l'attraction incontestée du musée, qui espère accueillir plus de 1.000 visiteurs par jour, reste l'oeuvre de Vermeer, le "Chardonneret" (1654) de Carel Fabritius, élève de Rembrandt et maître de Vermeer, a pris une place essentielle dans cette petite collection rassemblant 800 oeuvres, dont les pièces maîtresses de l'Age d'or néerlandais. Quelque 250 de ces oeuvres sont exposées dans le musée.

Vedette d'un roman homonyme par Donna Tartt, récompensé d'un prix Pulitzer, ce tableau représente un petit oiseau à l'aile dorée attaché par une chaînette. Installée entre deux fenêtres, il est désormais illuminé par le ciel bas du Nord, si bien représenté dans la "Vue de Delft" de Vermeer, accroché dans la salle voisine.

Plusieurs autoportraits de Rembrandt et sa célèbre "Leçon d'anatomie du docteur Nicolaes Tulp" (1632), le "Taureau" (1647) de Paulus Potter ou la "Société joyeuse (la famille du peintre)" (1665) de Jan Steen sont également accrochés aux murs recouverts de soie française.

A l'époque de l'Age d'or néerlandais), les Pays-Bas dominaient le commerce mondial et la richesse du pays permettait aux nouveaux bourgeois de commander de nombreux tableaux, portraits ou paysages, et de se démarquer des thèmes religieux chers à la Renaissance italienne.

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