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Le pétrole recule légèrement à New York, l'Irak inquiète moins

27/06/2014 03:07 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York a terminé en légère baisse vendredi dans un marché continuant à se concentrer sur l'Irak où, pour l'instant, les combats n'ont pas affecté la production de pétrole.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août a perdu 10 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 105,74 dollars.

Les cours du brut s'étaient nettement renforcés dans la foulée du lancement, le 9 juin, d'une offensive fulgurante des insurgés sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) en Irak.

Mais "le marché prend maintenant plus en compte la réalité de l'offre de brut plutôt que la possibilité de perturbations", a souligné James Williams de WTRG Economics: jusqu'à présent les combats n'ont pas affecté le sud du pays, où sont situées la majorité des infrastructures pétrolières, et les exportations d'or noir n'ont pas été touchées.

Les investisseurs "semblent penser que le conflit ne va pas conduire à une interruption de l'offre dans le pays, puisque si le marché mondial était privé du brut irakien, cela pourrait conduire à une hausse de 20 à 30 dollars le baril", a-t-il noté.

La situation semblait aussi évoluer un peu au niveau politique, le Premier ministre Nouri al-Maliki semblant céder aux multiples appels de la communauté internationale à la formation d'un gouvernement rassemblant toutes les forces politiques et les communautés.

Le Parlement issu des élections d'avril se prépare donc à se réunir le 1er juillet pour déclencher le processus de formation d'un gouvernement.

"C'est un événement à surveiller car si le Parlement réélit M. Maliki au poste de Premier ministre, il est possible que les Kurdes décident de faire sécession", a remarqué James Williams.

Or la région du Kurdistan est riche en pétrole. Mais les Kurdes ont actuellement des difficultés à vendre l'or noir extrait de leur territoire "car les acheteurs ne savent pas vraiment à qui appartient ce brut", à Bagdad ou au Kurdistan, a expliqué le spécialiste.

"S'ils deviennent indépendants, ils pourront vendre sans problème leur pétrole issu de leur territoire, ce qui s'ajoutera à l'offre mondiale", a-t-il précisé.

Les investisseurs surveillaient aussi vendredi la situation en Ukraine, autre front de tensions géopolitiques susceptibles d'avoir un impact sur les prix de l'énergie, "où le cessez-le feu semble prêt à prendre fin", a remarqué Phil Flynn de Price Futures Group.

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