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LNH: L'attaquant Nikita Scherbak devient le premier choix du Canadien

27/06/2014 09:47 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT
Courtoisie

PHILADELPHIE - Le Canadien projette que Nikita Scherbak peut s'établir dans le groupe des six meilleurs attaquants de l'équipe.

Marc Bergevin a admis qu'il n'était pas l'espoir qu'on convoitait le plus, mais celui qui valait le coût de le réclamer au 26e rang du premier tour de la séance de repêchage de la LNH, vendredi.

«Nous avions un groupe de joueurs à l'oeil. Il était peut-être l'avant-dernier encore disponible», a confié le directeur général.

Bergevin a pu rencontrer Scherbak pour la première fois jeudi et il est tombé sous le charme. Le jeune Russe a assuré les dirigeants de l'équipe que son rêve était d'évoluer dans la LNH, pas dans la KHL de son pays.

«Nous n'avons aucune assurance, il y a toujours un risque, a relevé Bergevin. Mais c'était un choix du calibre de premier tour. Est-ce qu'il n'a pas été repêché dans les 10 premiers justement en raison de la possibilité qu'il retourne en Russie? Je ne le sais pas. Peu importe les raisons pour lesquelles il a glissé jusque vers la fin de la première ronde, nous n'allions pas laisser filer l'occasion.»

Bergevin a soutenu que Scherbak, qui a été choisi le joueur recrue par excellence dans la Ligue junior de l'Ouest (WHL), possède les aptitudes d'un attaquant en devenir du 'top-6'. Dans l'uniforme d'une des pires équipes de la WHL, la saison dernière, il a réussi 28 buts et récolté 50 mentions d'aide en 65 rencontres.

«C'est un rapide patineur très talentueux, un bon fabricant de jeux qui possède une bonne vision périphérique et un bon sens du jeu, a-t-il élaboré. Pour nous, c'est un jeune très talentueux.»

Scherbak, un ailier droit qui mesure six pieds deux pouces et qui pèse 190 livres, a conquis les journalistes avec sa personnalité attachante, diamétralement à l'opposé de celle de son compatriote Andrei Markov.

«C'est fou! Je suis tellement nerveux», ne cessait-il de répéter, après avoir laissé tomber un «Oh my god!» en s'assoyant.

«C'est une merveilleuse journée pour moi, a-t-il continué. J'ai pensé que le Canadien pouvait me choisir parce qu'ils ont des Russes dans l'équipe: Andrei Markov et Alexei Emelin. J'ai regardé des matchs à la télévision de Saskatoon, et je me disais que l'atmosphère était folle. C'était incroyable.»

Bergevin a souligné qu'un jeune comme Alex Galchenyuk, américain mais de souche russe, pourra également faciliter son intégration au sein de l'organisation.

Quand on a demandé à Scherbak ce qu'il connaissait de Montréal, il a répondu «merci et bonjour» en français. Il a ajouté qu'après avoir appris l'anglais au cours de la dernière année, il allait peut-être se mettre à l'apprentissage du français, avec l'aide de Markov!

Se décrivant comme un attaquant de talent, un fabricant de jeux plus qu'un marqueur, il a dit que son poids s'élevait à 190 livres, et pas à 175 comme indiqué dans les informations fournies aux médias.

«Mais aujourd'hui je n'ai rien avalé. Je n'ai fait que me ronger les ongles», a-t-il lancé, avec geste à l'appui.

Avouant qu'on lui pose constamment la question, le Russe — qui a Ryan Nugent-Hopkins des Oilers d'Edmonton comme modèle — a réitéré qu'il n'envisage aucunement de retourner jouer dans son pays.

«Je suis venu en Amérique pour jouer avec les meilleurs joueurs. C'est mon rêve et celui de toute ma famille de jouer dans la Ligue nationale.»

Scherbak est issu d'une famille de sportifs. Son père a joué au soccer et sa mère au basketball, mais pas professionnellement. Il a une soeur aînée.

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