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John Kerry en Arabie pour des entretiens sur la Syrie et l'Irak

27/06/2014 08:24 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé vendredi à Jeddah, en Arabie saoudite, pour des entretiens sur la crise en Syrie, en Irak et la menace posée dans la région par les jihadistes.

Durant sa brève visite, M. Kerry doit, outre un entretien avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite, rencontrer le chef de la coalition de l'opposition nationale syrienne, Ahmad al-Jarba, alors que la Maison blanche vient de demander un budget de 500 millions de dollars pour "entraîner et équiper" la rébellion modérée en Syrie.

Officiellement, le soutien américain aux rebelles syriens se cantonnait depuis le début du conflit en mars 2011 à une aide non létale pour un montant total de 287 millions de dollars, même si la CIA participe dans le cadre d'un programme secret à la formation militaire de rebelles modérés en Jordanie.

Les 500 millions de dollars réclamés par le président Barack Obama au Congrès s'inscrivent dans une enveloppe de 1,5 milliard de dollars consacrée à une "Initiative de stabilisation régionale" pour aider l'opposition et les voisins de la Syrie -Jordanie, Liban, Turquie et Irak- à faire face aux conséquences de la guerre civile en Syrie sur leurs territoires.

Le secrétaire d'Etat, en tournée consacrée à la crise en Irak après l'offensive lancée le 9 juin par des insurgés sunnites menés par l'EIIL (l'État islamique en Irak et au Levant), venait de Paris où il a rencontré la veille ses pairs d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de Jordanie.

L'EIIL, présent également en Syrie, veut établir un califat islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Son offensive menace aussi les pays voisins comme l'Arabie Saoudite et la Jordanie.

L'Arabie saoudite a ouvertement accusé ces derniers jours le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, un chiite, d'avoir conduit l'Irak au bord du gouffre par sa politique d'exclusion des sunnites, et a réclamé la formation d'un gouvernement d'entente nationale. M. Kerry a lancé un appel dans le même sens lors de sa visite en Irak lundi et mardi.

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