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Espagne: six cliniques clandestines chinoises démantelées

27/06/2014 06:16 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Six cliniques clandestines chinoises, qui pratiquaient notamment des avortements dans des conditions d'hygiène "déplorables", ont été démantelées à Madrid et huit personnes de nationalité chinoise arrêtées, a annoncé vendredi la police.

Huit personnes ont été arrêtées et des poursuites engagées contre deux autres, également de nationalité chinoise, pour "délit présumé d'exercice illégal de la médecine et contre la santé publique". 300 instruments médicaux et 148.000 cachets ont été saisis, a affirmé la police dans un communiqué.

Ces cliniques "dirigées par des citoyens de nationalité chinoise" étaient concentrées dans des appartements privés du quartier d'Usera, dans le sud de Madrid, où vit une importante communauté chinoise.

Les cliniques proposaient leurs services "dans des médias destinés à la communauté chinoises" et utilisaient "des anagrammes et des noms de cliniques espagnoles pour une meilleure crédibilité", selon la police.

"Elles offraient des consultations de gynécologie, de pédiatrie et d'odontologie, entre autres spécialités, y compris en réalisant des interventions chirurgicales et des avortements aux domiciles de particuliers", explique-t-elle.

Les enquêteurs ont pu "vérifier l'état déplorable tant des installations que du matériel médical utilisé, vecteurs de graves maladies virales avec un grave risque pour la santé".

Selon la police, "nombre des patients qui venaient dans ces centres étaient des enfants en bas âge avec le risque sanitaire que cela entraîne".

Les images diffusées par la police montraient, alignés sur une table, des instruments de dentistes, des pinces de chirurgie, le tout non stérilisé, des plaquettes de médicaments sans boîte ainsi qu'un tas de dents.

L'enquête a débuté lorsqu'un patient a porté plainte après avoir été hospitalisé d'urgence, souffrant d'une grave infection de l'estomac après être passé dans les mains d'un "faux médecin" de ce réseau.

Ce soi-disant "médecin" avait "falsifié" des analyses pour faire croire au patient qu'il souffrait d'une forme d'hépatite et lui a administré, en vain, un traitement à base de gélules provenant de Chine pour 3.500 euros.

ib/sg/ros

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