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Alertes de tornade : Environnement Canada incapable de tweeter dans les deux langues

27/06/2014 10:17 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT
Klaus Vedfelt via Getty Images

Contrairement à leurs collègues américains, les météorologues canadiens ne sont pas en mesure d'utiliser Twitter pour alerter la population lors de circonstances dangereuses en raison de leur incapacité à publier simultanément des messages en anglais et en français.

Les météorologues d'Environnement Canada ne sont pas autorisés à publier des alertes météo parce que toutes les communications gouvernementales doivent respecter la Loi sur les langues officielles, indique le directeur général des programmes nationaux de l'organisme, Ken Macdonald. « Nous devons émettre nos avertissements simultanément dans les deux langues », explique-t-il.

L'organisme fédéral travaille donc au développement d'un logiciel qui rendra la chose possible d'ici un an. « Il faut que l'opération soit automatisée parce que nous ne pouvons demander à tous les météorologues de tweeter dans les deux langes », dit M. Macdonald. Le programme est présentement testé à quelques endroits au Canada.

En attendant, « les gens tweetent les avertissements pour nous », souligne Terry Lang, météorologue en Saskatchewan. « Il y a plusieurs façons pour les gens de recevoir les avertissements », ajoute-t-elle.

Un ancien météorologiste de l'agence canadienne, Jay Anderson, estime toutefois que ce délai dans l'utilisation de Twitter pour les urgences météo est une « folie ». Le média social existe depuis 2006, souligne-t-il, en déplorant la lenteur de l'organisme à adopter cette voie de communication qui aurait pu améliorer la sécurité de la population.

« Essentiellement, ce qu'ils disent c'est "nous n'avertissons personne parce que nous ne pouvons avertir tout le monde" », ironise-t-il.

Le chasseur de tornade de Régina Greg Johnson a déclaré que le fait de permettre aux météorologues de tweeter des alertes météo constituerait une façon simple et économique de prévenir les Canadiens du danger. « C'est une question de leadership, c'est une question politique », estime M. Johnson.

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