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Dette souveraine: l'Argentine peut éviter la défaillance, dit un juge

27/06/2014 04:17 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - L'Argentine pourrait éviter la défaillance lundi en négociant avec les fonds spéculatifs américains à qui Buenos Aires doit 1,65 milliard $ US, a indiqué vendredi un juge fédéral américain, demandant pratiquement au pays d'Amérique du Sud d'entamer des négociations.

Alors qu'il ajournait une audience, le juge de district Thomas Griesa a ainsi déclaré à des avocats qu'il fallait «amener la république à la table (de négociations)».

L'audience avait été organisée à la hâte pour traiter des efforts effectués par l'Argentine pour rembourser 832 millions $ US à des détenteurs d'obligations qui avaient échangés leurs titres pour des billets de moindre valeur à la suite de l'écroulement de l'économie argentine, en 2001.

Selon le juge, il serait illégal pour l'Argentine de rembourser la majorité de ses créanciers sans également dédommager les fonds spéculatifs américains qui ont refusé de participer aux échanges de titres de 2005 et 2010.

La prochaine tranche de remboursement pour la majorité des créanciers est prévue lundi, même si le gouvernement dispose d'une période de grâce de 30 jours afin d'éviter une défaillance catastrophique.

Un avocat de la Bank of New York Mellon a indiqué avoir reçu 539 millions $ US de l'Argentine afin que cet argent soit redistribué aux créanciers ayant accepté les échanges obligataires. Le juge Griesa a ordonné que l'argent soit retourné à l'Argentine.

Selon le magistrat, «ce paiement est illégal et ne sera pas complété. Quiconque tente d'aller de l'avant avec cette transaction se placera en situation d'outrage au tribunal.»

L'avocat par la suite indiqué que la banque respecterait la décision du juge.

Ce dernier dit avoir nommé un responsable spécial, cette semaine, afin de faciliter les échanges, puisque l'Argentine a fait savoir, par l'entremise de ses avocats, qu'elle envisageait de négocier pour la première fois avec les créanciers américains.

Le juge Griesa a dit croire que des discussions avaient eu lieu et qu'il y avait des échanges pour tenter d'éviter que l'Argentine ne risque la défaillance lundi.

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