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Irak: les États-Unis font voler des drones armés de missiles au-dessus de Bagdad

27/06/2014 12:24 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Jan. 31, 2010 file photo, an unmanned U.S. Predator drone flies over Kandahar Air Field, southern Afghanistan, on a moon-lit night. The Pakistani government said Wednesday, Oct. 30, 2013, that 3 percent of the people killed in U.S. drone strikes in the country since 2008 were civilians, a surprisingly low figure given past official calculations and estimates from independent organizations. (AP Photo/Kirsty Wigglesworth, File)

Quelques drones américains armés de missiles volent au-dessus de Bagdad et ses environs pour "protéger" le cas échéant les militaires et diplomates américains présents dans la capitale irakienne, a affirmé vendredi à l'AFP un responsable américain.

"Nous avons commencé au cours des dernières 48 heures" à effectuer ce type de vols, a ajouté ce responsable.

Des frappes contre les insurgés sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) sont donc exclues à ce stade, sauf pour défendre des Américains en danger.

Des frappes à vocation offensive nécessitent une autorisation du président Barack Obama, qu'il n'a pas prise à ce stade.

Ces drones s'ajoutent aux drones effectuant des missions de surveillance au-dessus de l'Irak au côté des avions F-18 du porte-avions George H.W. Bush. Ces chasseurs sont eux aussi armés.

"Certains des appareils (avions et drones, ndlr) sont armés, avant tout pour des raisons de protection des militaires au sol", a confirmé le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

Entre 30 et 35 de ces vols de reconnaissance destinés à évaluer l'avancée des troupes de l'EIIL sont effectués chaque jour.

Outre les diplomates américains présents en Irak, environ 500 militaires américains se trouvent actuellement dans le pays.

La majeure partie est affectée à la sécurité de l'ambassade, d'autres sont chargées de la mission de coopération militaire au sein de cette ambassade.

Le reste -180 hommes des Forces spéciales- sont arrivés ces derniers jours en Irak pour former des équipes de conseil et d'assistance aux forces irakiennes et établir un "centre opérationnel conjoint" destiné au recueil du renseignement.

Un total de 300 de ces conseillers doit être envoyé dans les prochains jours, avait annoncé le président Barack Obama la semaine passée.

L'Irak a par ailleurs demandé à Washington à acheter 800 missiles Hellfire supplémentaires, selon le contre-amiral Kirby.

Ces armes antichar peuvent être tirées depuis des avions ou des drones ou des postes de tir au sol. Quelque 300 Hellfire ont été livrés à Bagdad depuis le début de l'année, 200 doivent être livrés mi-juillet et 600 autres fin juillet, selon lui.

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