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Axelle Lemaire invite la "Tech" américaine à "venir voir en France"

27/06/2014 11:56 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Venue accompagner le lancement de la première conférence de start-up françaises "French Touch" cette semaine à New York, dans le cadre de l'initiative French Tech en France, la secrétaire d'Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire y invite les entreprises américaines à venir "voir ce qui se passe en France".

Q: En quoi pensez-vous que l'organisation de cette conférence French Touch peut servir les intérêts des entreprises et du numérique français?

R: "Cela montre que la French Tech a aussi une dimension internationale et qu'il faut pouvoir s'appuyer sur la diaspora française à l'étranger, les entrepreneurs français et leur capacité à être en lien avec des entrepreneurs américains pour créer un réseau.

Les Etats-Unis, c'est aussi la Silicon Valley, qui est le berceau historique de l'internet, c'est un passage obligé parfois pour des start-up francaises. Et ce qu'on aimerait dire aux Américains, c'est venez voir ce qui se passe en France, il y a aussi une formidable vitalité dans nos start-up à nous, on aimerait convaincre les investisseurs américains de placer (de l'argent) dans des projets entrepreneuriaux en France et puis aussi convaincre des entreprises américaines de venir investir le marché français parce que la France peut être une porte d'entrée vers le marché européen et le marché africain, qui est en plein essor".

Q: La France est souvent perçue aux Etats-Unis et ailleurs comme un terreau peu favorable aux jeunes entreprises, en raison de sa fiscalité et de son code du travail jugés parfois peu flexibles. Ce genre d'initiative permet-elle de changer la donne?

R: "Cela permet aux Americains de changer de perspective. La French Tech, c'est aussi un outil de communication qui nous permet de lutter contre les stéréotypes trop facilement véhiculés sur notre pays, qui serait un pays de paresseux, un pays où il n'est pas possible de changer, où il n'y a pas d'innovation.

Parce que le prix de l'immobilier est moindre, la main d'oeuvre est moins chère, parce qu'ici elle se paie à prix d'or alors qu'on a des ingénieurs extraordinairement bien formés en France, parce qu'il y a tout un arsenal fiscal et réglementaire qui est favorable, le statut d'entreprise innovante, le crédit d'impôt-recherche, qui a été étendu au crédit d'impôt innovation (...).

Une qualité de vie en France qu'on retrouve quand même moins ailleurs et qui pèse dans une décision d'investissement, et puis cette vitalité des écosystèmes numériques autour de la French Tech".

Q: Et d'ailleurs, comment définiriez-vous cette "French Touch"?

R: "Une imagination, une tradition de créativité, alliée à une expertise et une tradition d'ingénierie. Il est assez rare de rencontrer ces deux qualités qui peuvent être habitées par une seule et même personne.

Nous sommes à New York, à côté de la Statue de la Liberté, c'est Gustave Eiffel qui l'a construite et ça exemplifie à merveille cette capacité d'une maîtrise technique et d'une créativité sans borne, cette capacité de se projeter dans l'avenir et dans le monde de l'imagination".

ppa/sl/are

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