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Nucléaire: l'Iran a fait des "propositions rationnelles" à l'Occident (ministre iranien)

26/06/2014 06:34 EDT | Actualisé 26/08/2014 05:12 EDT

L'Iran a fait des "propositions rationnelles" dans les négociations nucléaires mais les "demandes excessives" des grandes puissances peuvent empêcher un accord d'ici au 20 juillet, a mis en garde jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) mènent depuis six mois d'intenses négociations pour conclure un accord définitif sur le programme nucléaire controversé iranien. L'accord doit garantir aux grandes puissances que l'Iran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique, en échange de la levée des sanctions internationales qui privent Téhéran, chaque semaine, de milliards de dollars de revenus du pétrole.

Les discussions doivent reprendre le 2 juillet à Vienne où les deux parties espèrent rédiger le texte de l'accord avant la date butoir du 20 juillet, même si une prolongation de six mois des négociations est possible.

Téhéran a suspendu depuis janvier une partie de ses activités sensibles contre une levée partielle des sanctions, conformément à un accord intérimaire signé en novembre 2013 à Genève.

"L'Iran est prêt à une solution et a fait des propositions rationnelles", a déclaré M. Zarif, cité par l'agence officielle Irna. "Mais des demandes excessives de l'autre partie peuvent empêcher un accord. A ce moment-là, le monde saura qui est responsable de l'impasse dans les négociations nucléaires", a-t-il ajouté.

Le 20 juin, à l'issue de cinq jours de discussions à Vienne, le chef de la diplomatie iranienne avait demandé que le 5+1 renonce à ses "positions maximalistes", reprochant aux Etats-Unis "une position plus dure que celle des autres pays".

L'étendue du programme d'enrichissement d'uranium, notamment le nombre et le type des centrifugeuses que l'Iran pourrait utiliser, ainsi que le calendrier pour la levée des sanctions internationales sont les principaux points de discorde entre les deux parties. Téhéran, qui a toujours affirmé que son programme nucléaire était uniquement civil, insiste pour conserver sa capacité d'enrichissement.

Selon la presse, M. Zarif a répété mercredi devant des parlementaires que l'Iran ne négocierait pas "sur les lignes rouges", notamment son droit à un programme d'enrichissement suffisant pour produire le combustible nécessaire aux centrales nucléaires que Téhéran veut construire avec l'aide de la Russie.

L'Iran souhaite construire à terme 20 centrales nucléaires de 1.000 mégawatts afin de diversifier ses sources d'énergie pour être moins dépendant du pétrole et du gaz pour sa consommation intérieure.

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