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Libye: l'ONU condamne l'assassinat d'une militante des droits de l'Homme

26/06/2014 06:25 EDT | Actualisé 26/08/2014 05:12 EDT

La mission des Nations Unies en Libye (Unsmil) a condamné jeudi l'assassinat de Salwa Bouguiguis, une avocate et militante réputée des droits de l'Homme, tuée mercredi par des inconnus à Benghazi, dans l'est libyen.

Dans un communiqué, "l'Unsmil condamne l'assassinat de Salwa Bouguiguis, personnalité libyenne de premier plan et membre du Comité préparatoire pour le dialogue national".

"Une fois de plus, Benghazi a été le théâtre d'une attaque sanglante, la dernière d'une série visant essentiellement des civils", a déploré l'Unsmil, appelant les autorités libyennes à enquêter "de manière approfondie" sur cet assassinat et à traduire ses auteurs en justice.

Mme Bouguiguis a été tuée mercredi soir chez elle par des inconnus, peu après la clôture du vote pour les élections législatives.

"Des hommes inconnus cagoulés et qui portaient des uniformes militaires ont attaqué Mme Bouguiguis dans sa maison et ont tiré sur elle", a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité sous couvert d'anonymat.

"Mme Bouguiguis est arrivée dans un état critique au Centre médical de Benghazi où elle a succombé à ses blessures peu de temps après", a indiqué à l'AFP un porte-parole de cet hôpital.

"Mme Bouguiguis a été par ailleurs poignardée sur plusieurs parties du corps. Mais elle est morte d'une balle dans la tête", a-t-il ajouté.

Sur son compte Twitter, l'ambassadrice américaine en Libye Deborah Jones, a dénoncé aussitôt "un acte ignoble, lâche et honteux contre une femme courageuse et une vraie patriote libyenne".

L'ambassadeur britannique Michael Aron s'est dit de son côté "dévasté par l'horrible assassinat de Salwa Bouguiguis (figure) phare de la révolution du 17 février et championne des droits de l'Homme".

Mme Bouguiguis, une féministe libérale, a participé activement à la révolution de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi.

Ex-membre du Conseil national de transition (CNT) et ex-bras politique de la rébellion, Mme Bouguiguis avait pris part au vote mercredi et publié des photos d'elle au bureau de vote sur sa page Facebook.

Son assassinat intervient moins d'un an après celui d'Abdessalem al-Mesmari, un avocat et militant politique libyen, tué lui aussi à Benghazi, fief de groupes islamistes radicaux.

Depuis la révolution de 2011, la région orientale de la Libye, et en particulier sa plus grande ville Benghazi, est le théâtre d'une série d'attaques et d'assassinats visant notamment des militaires, des policiers et des juges.

Fin mai, un journaliste libyen critique des jihadistes a été tué par balles à Benghazi, bastion de la révolution de 2011.

ila/faa

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