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Les têtes de lapins français font le bonheur des gastronomes en Chine

26/06/2014 01:20 EDT | Actualisé 26/08/2014 05:12 EDT

Les Chinois du Sichuan importent massivement des têtes de lapin français pour confectionner leurs spécialités locales, présentant un débouché intéressant pour une partie du lapin qui est habituellement écoulée dans l'alimentation pour chiens et chats.

La Chine achète déjà massivement aux éleveurs européens des pattes de poulet ou des oreilles ou pieds de cochons. Et il y a quelques jours, le vénérable Wall Street Journal annonçait sur son site internet: "les têtes de lapins français: le nouveau plat à la mode de la cuisine chinoise".

"En réalité, ça fait dix ans qu'on en place en Chine via Hong Kong", explique à l'AFP André Bonnet, directeur commercial de Loeul et Piriot, le numéro un du lapin en France et en Europe.

Les têtes de lapin partent habituellement en "pet food" (nourriture pour animaux). Par le circuit chinois, c'est sûr "qu'elles sont un peu mieux valorisées", explique-t-il.

En 2013, sa société en a par exemple expédié 15 conteneurs de têtes congelées, mais, dit-il, "la consommation est saisonnière, et se réalise surtout au printemps". "De plus, je ne pense pas que ce soit une spécificité française car les Chinois importent aussi depuis l'Espagne et l'Italie", deux autres grands pays producteurs de lapins, ajoute M. Bonnet.

Même si c'est un petit marché, les exportations en volumes de lapins français vers Hong Kong ont quand même explosé de près de 2.000% l'an dernier, avec 74 tonnes exportées, contre 4 en 2012. En valeur, les exportations sont passées de 16.000 euros à 71.000 euros vers Hong Kong et de 168.000 euros à 443.000 euros vers la Chine, selon des données officielles.

Reste une question: comment la manger ? "D'abord, cassez la mâchoire et séparez la tête en deux morceaux Ensuite, mangez les joues, la langue et le menton. C'est la partie la plus facile. La partie la plus difficile est le sommet du crâne (...). Et la dernière étape est de manger les yeux, avec le défi de réussir à les extraire des petits os qui les entourent", explique la journaliste du Wall Street Journal, guidée par une serveuse d'un restaurant du Sichuan.

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