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La poupe d'un navire Mistral remorquée de Russie jusqu'en France

26/06/2014 11:36 EDT | Actualisé 26/08/2014 05:12 EDT

La poupe du Sébastopol, deuxième navire de guerre de type Mistral destiné à la Russie, construite à Saint-Pétersbourg, a quitté jeudi cette ville pour être remorquée jusqu'en France, où elle doit être assemblée au reste du bâtiment, ont annoncé les chantiers navals russes Baltiïski Zavod.

"Elle devrait arriver d'ici à trois semaines" à Saint-Nazaire, port situé sur l'océan Atlantique, expliquent dans un communiqué ces chantiers navals.

"La construction des Mistral avec les Français a été pour nous une expérience positive, ce qui, j'en suis persuadé, nous sera utile à l'avenir", a déclaré le directeur de Baltiïski Zavod, Alexeï Kadilov, cité par les agences de presse russes.

"Nos chantiers ont rempli toutes leurs obligations envers nos partenaires français, les chantiers navals STX France", a-t-il ajouté.

Le début du remorquage de la poupe du Sébastopol jusqu'en France était initialement prévu pour le 16 juin, mais avait été retardé en raisons d'intempéries.

La livraison du deuxième exemplaire de ces porte-hélicoptères de type BPC (bâtiment de projection et de commandement) de près de 200 mètres de long est prévue pour la fin 2015. Il est destiné à la Flotte russe de la mer Noire basée dans le port de Sébastopol en Crimée, rattachée en mars à la Russie, et dont il porte le nom.

Le premier de ces navires, le Vladivostok, dont la poupe avait également été fabriquée en Russie, a pour sa part entamé en mars des essais en mer. Il doit être livré en octobre par les chantiers navals français de Saint-Nazaire.

La France doit livrer à la Russie ces deux navires de guerre du type Mistral d'après un contrat signé en 2011 pour 1,2 milliard d'euros. Ce contrat est cependant en suspens depuis le rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie, et après que les Occidentaux ont adopté des sanctions à l'égard de Moscou dans la crise ukrainienne.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait déclaré en mars que la France pourrait "annuler ces ventes" si la Russie ne changeait pas de politique à l'égard de l'Ukraine.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a pour sa part reporté la décision au mois d'octobre, au moment de la livraison prévue du premier bâtiment.

La Russie a de son côté souligné que la rupture du contrat entraînerait de lourdes pénalités financières pour la partie française.

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