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Une expérience sous-marine impliquant Fabien Cousteau approche de son terme

25/06/2014 06:07 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

BASE AQUARIUS REEF, États-Unis - Fabien Cousteau n'a plus qu'une semaine à passer sous l'eau pour clore son expérience de 31 jours dans les Keys, en Floride, et il n'est d'ailleurs pas particulièrement pressé de remonter à la surface.

«En fait, je stresse un peu à propos du peu de temps qu'il nous reste, a-t-il dit. Je me sens très confortable et heureux ici.»

Dans une entrevue accordée mardi à l'Associated Press à partir de la base sous-marine d'Aquarius Reef, à une vingtaine de mètres sous la surface des eaux de l'île de Key Largo, M. Cousteau a indiqué que des scientifiques de l'Université internationale de Floride (FIU) et de la Northeastern University ayant rejoint sa «Mission 31» disposaient d'un accès sans précédent à un récif corallien.

«Les chercheurs de la FIU ont recueilli plus de données en deux semaines qu'en six mois en raison de leur présence ici, vivant sous l'océan dans cet habitat, a-t-il dit. Cela souligne l'importance de ces habitats pour la recherche scientifique, en plus de la visibilité.»

Une équipe de cinéastes et de chercheurs a plongé avec M. Cousteau, le 1er juin, vers Aquarius. À mi-parcours de la mission, les chercheurs de la FIU ont échangé leur place avec ceux de la Northeastern University, qui reviendront sur la terre ferme le 2 juillet avec M. Cousteau. Ils étudient les effets, sur les coraux, des changements climatiques et des polluants, comme les engrais.

La station, une propriété fédérale gérée par la FIU, permet aux scientifiques de plonger pendant des heures sans devoir remonter sur un bateau ou subir le processus de décompression. Le laboratoire — ayant environ la taille d'un autobus scolaire et recouvert de coraux — comprend des installations pour accueillir six personnes.

M. Cousteau a conçu la «Mission 31» comme un hommage aux expériences de vie sous-marine dirigées dans les années 1960 par son grand-père, le pionnier de l'exploration océanique Jacques Cousteau.

Les trois missions de ce dernier visaient en partie à explorer la possibilité de coloniser les océans. Après avoir vécu pendant près d'un mois sans lumière du soleil, M. Cousteau a indiqué que la vie sous-marine à long terme était techniquement possible pour l'humain, mais que cela pourrait s'avérer trop cher à grande échelle.

«Si c'est pour la science, l'éducation, la visibilité, le tournage de films, ce genre de choses, c'est une très bonne plateforme pour cela», a-t-il dit.

La plus récente mission a été retransmise en ligne, et s'est déroulée sans problème médical ou technique, à l'exception d'un bris de la climatisation, une nuit, qui a fait suer les aquanautes alors que la température a atteint les 37 degrés Celsius, avec un taux d'humidité de 100 pour cent.

«C'est extraordinairement inconfortable, c'est comme dormir en Amazonie, mais sans les insectes», a reconnu Fabien Cousteau.

Il y a eu tellement de travail à faire sur le récif corallien que personne n'a eu le temps de trop s'ennuyer de la terre ferme ou de développer de la claustrophobie, a-t-il dit.

«Sortir en plongée est si intéressant et si différent à chaque fois que vous auriez de la difficulté à penser que vous avez commencé à devenir fou.»

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