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Nouvelles discussions Japon/CoréeNord à Pékin mardi prochain (officiel)

25/06/2014 05:35 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

Le Japon et la Corée du Nord vont se retrouver le 1er juillet à Pékin pour à nouveau aborder l'épineux dossier de tous les Japonais enlevés dans les années 70 et 80, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie nippone.

Fumio Kishida a fait cette annonce à l'issue d'une réunion à la chancellerie nippone entre officiels japonais et nord-coréens.

La partie nord-coréenne, a-t-il précisé, a promis que durant cette réunion elle allait donner toutes les informations sur l'organisation et la composition de la commission d'enquête promise fin mai dernier.

Les deux pays, qui n'ont pas de relations diplomatiques, étaient alors convenus de rouvrir ce dossier qui empoisonne les questions bilatérales depuis des décennies.

Quelques jours plus tôt, des diplomates japonais et nord-coréens avaient tenu des réunions discrètes pendant trois jours dans un hôtel de Stockholm.

C'est à l'issue de ces pourparlers que la Corée du Nord avait accepté de rouvrir le dossier tandis que le Japon promettait en retour de lever plusieurs sanctions contre le régime communiste dès le début effectif des enquêtes promises par Pyongyang.

Ce développement avait été généralement considéré comme majeur dans les relations bilatérales, même si certains analystes soupçonnent une manoeuvre du régime de Pyongyang pour en fait tenter de diviser ses ennemis, au premier rang desquels la Corée du Sud et le Japon, tous deux alliés des Etats-Unis, notamment sur le dossier nucléaire nord-coréen.

Tokyo n'a jamais voulu considérer ces enlèvements comme une "affaire classée", et depuis des années en fait une condition sine qua non pour une éventuelle normalisation avec la Corée du Nord.

Mais jusque-là, la Corée du Nord estimait que la question des enlèvements, portant sur 13 personnes selon elle, avait déjà été résolue avec le retour au Japon de cinq détenus et l'annonce que les huit autres étaient morts.

Tokyo, qui parle d'au moins 17 kidnappés, ne s'est jamais satisfait de ces explications, et demande désormais des éléments concrets avant de lever ou alléger effectivement certaines sanctions.

Début juin, un haut responsable japonais avait d'ailleurs indiqué que Tokyo envisageait d'envoyer en Corée du Nord plusieurs de ses représentants pour suivre le dossier.

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