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Mobilicity annonce avoir obtenu une prolongation de sa protection de la cour

25/06/2014 12:40 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

TORONTO - Mobilicity a annoncé mercredi avoir obtenu une prolongation de sa protection de la cour jusqu'au 26 septembre, ce qui lui permettra de poursuivre ses activités tout en cherchant une alternative à son acquisition par Telus (TSX:T).

Dans un rapport, le superviseur désigné par la cour a confirmé que l'offre controversée de Telus n'était plus en vigueur, mais il a indiqué ne pas être en mesure de faire d'autres commentaires à ce sujet en raison d'une ordonnance de confidentialité du tribunal.

Telus a cherché à mettre la main sur Mobilicity à maintes reprises. Cependant, le ministère fédéral de l'Industrie a plusieurs fois rejeté les ententes, affirmant que l'acquisition de Mobilicity par l'un des gros joueurs du secteur canadien du sans-fil aurait pour conséquence de limiter la concurrence au sein de cette industrie.

Le superviseur a indiqué que le processus de médiation ordonné par la cour, sous la supervision du juge à la retraite Warren Winkler, s'était poursuivi pas plus tard que lundi, en présence de représentants de Mobilicity, d'Industrie Canada et de créanciers.

Le superviseur a aussi affirmé que Mobilicity pouvait compter sur un soutien suffisant de la part de ses fournisseurs et créanciers, en plus de détenir des fonds suffisants, afin de poursuivre ses activités sans recevoir des sommes additionnelles.

Mobilicity a fait savoir en mai à 24 employés, soit environ le tiers de ses effectifs, qu'ils seraient mis à pied le 30 juin. Ces licenciements laisseront l'entreprise avec 41 travailleurs permanents et un employé à temps partiel.

En date du 16 juin, Mobilicity comptait environ 157 000 abonnés, et la direction de l'entreprise s'attendait à ce que ce nombre chute à 150 000 d'ici à la fin du mois.

L'entreprise dénombrait 194 000 abonnés lorsqu'elle s'est placée sous la protection de la cour, le 30 septembre dernier.

Mobilicity est l'un des nouveaux fournisseurs de services sans fil ayant émergé après que le gouvernement fédéral eut accentué la concurrence au sein de l'industrie en s'assurant que certaines des licences de spectre mises aux enchères en 2008 soient réservées à de nouvelles firmes.

L'entreprise ontarienne a mené ses activités dans cinq marchés urbains — Ottawa, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver — mais n'a exercé que peu d'impact sur Rogers (TSX:RCI.B), Telus ou Bell (TSX:BCE), qui représentent conjointement quelque 90 pour cent des abonnés à des services sans fil au pays.

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