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Le Kenya annonce des arrestations après les attaques sanglantes sur la côte touristique

25/06/2014 04:01 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

Les autorités kényanes ont annoncé mercredi l'arrestation de treize personnes suspectées d'avoir planifié de nouvelles attaques sur la côte touristique du pays.

Le ministère kényan de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué que les personnes arrêtées avaient programmé des attaques "d'épuration ethnique" et qu'elles étaient membres du Conseil républicain de Mombasa (MRC), un groupe séparatiste de la côte kényane.

Dans un bref communiqué, le ministère a indiqué que "13 membres du MRC suspectés d'avoir planifié une attaque de nettoyage ethnique semblable à celle menée à Mpeketoni ont été arrêtées dans la région de Kiunga, dans le comté de Lamu".

Ces personnes sont "suspectées d'avoir planifié une attaque dans quatre zones, Witu, Kipini, Marereni et Garsen, toutes situées dans la région côtière", selon le texte.

Ces arrestations font suite aux raids sanglants menés sur la côte du Kenya.

Au moins onze personnes ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi au Kenya dans une nouvelle attaque contre un village de la côte, dans une zone où un double raid a déjà fait mi-juin une soixantaine de morts.

Certaines victimes ont été tuées à l'arme blanche, les autres abattues à bout portant durant cette attaque perpétrée à quelques dizaines de kilomètres seulement du site du massacre des 15 et 16 juin.

Ce dernier raid en date a visé un village voisin de la localité de Witu, situé légèrement en retrait du littoral, à une cinquantaine de kilomètres de l'archipel touristique de Lamu, joyau naturel et historique de l'océan Indien.

Les shebab, liés à Al-Qaïda, ont revendiqué la double attaque nocturne de la mi-juin, qui a ciblé une région située à une centaine de kilomètres au sud de la frontière somalienne. Ils avaient affirmé avoir agi en représailles à l'intervention militaire kényane en Somalie et appelé touristes et étrangers à éviter désormais le Kenya, décrété "zone de guerre".

Mais le président kényan Uhuru Kenyatta a nié l'implication des shebab, attribuant les attaques à des "réseaux politiques locaux" liés à des "gangs criminels", et a dénoncé des "violences ethniques aux motivations politiques".

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