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La situation alimentaire en Irak est préoccupante (FAO)

25/06/2014 10:24 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

Les perspectives favorables de récolte en Irak sont désormais compromises en raison des conflits qui mettent en péril la sécurité alimentaire, a déploré mercredi l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La FAO sollicite une aide d'urgence de 12,7 millions de dollars d'ici à juillet/août pour répondre aux besoins des familles d'agriculteurs et d'éleveurs et atténuer les dégâts infligés aux sources de nourriture, de revenus et d'emplois, précise l'agence onusienne dans un communiqué.

Plus d'un million de personnes ont abandonné leurs logements et leurs fermes depuis janvier, délaissant leurs emplois et leurs biens juste au moment où la récolte principale de blé et d'orge allait démarrer, souligne la FAO.

Au total, deux millions d'Irakiens sont désormais déplacés à l'intérieur du pays, y compris ceux touchés par les conflits syriens et les événements intervenus précédemment en Irak, rappelle l'agence.

Les besoins d'importations céréalières pour 2014-2015 sont par conséquent appelés à augmenter.

Compte tenu de la baisse des disponibilités d'aliments de base comme le blé, l'accès à la nourriture de nombreux ménages, familles pauvres et des personnes déplacées se détériorera vraisemblablement, ajoute la FAO.

"Si les hostilités se poursuivent, les populations les plus vulnérables n'auront plus accès aux denrées alimentaires de base et autres produits essentiels, en dépit des subventions du gouvernement", a déclaré le représentant de la FAO en Irak, Fadel El Zubi, cité par le communiqué.

Outre les gouvernorats qui sont l'épicentre des conflits et de l'insécurité civile en cours, la région kurde du nord de l'Irak est également sous pression car elle accueille une grande part de la population qui a dû abandonner ses terres, en plus de quelque 225.000 réfugiés syriens, précise la FAO.

En outre, les maladies animales constituent une menace pour le bétail en Irak et un danger pour la santé publique, en particulier pour les réfugiés et les personnes déplacées, souligne l'agence.

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