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Hong Kong: plus de 500.000 manifestants pro-démocratie attendus le 1er juillet (organisateurs)

25/06/2014 04:57 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

Les organisateurs du défilé annuel marquant l'anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine attendent plus de 500.000 personnes le 1er juillet, dans un contexte de défiance accrue des habitants de la ville envers Pékin.

Après 430.000 manifestants revendiqués l'an dernier (66.000 selon la police), les organisateurs espèrent cette fois dépasser le demi-million, ce qui en ferait la plus importante mobilisation en dix ans.

"Nous pensons que le nombre de participants dépassera celui de 2003", a déclaré à l'AFP Johnson Yeung, leader du Civil Human Rights Front (Front citoyen pour les droits de l'Homme). "Les Hongkongais ont commencé à penser à leur avenir et ils craignent que cet avenir ne soit mis en coupe réglée par le gouvernement central", a-t-il dit.

Un photographe de l'AFP a vu une quarantaine de policiers engagés mercredi dans une école de police dans un exercice de maintien de l'ordre, certains jouant le rôle de manifestants portant des banderoles.

Cette école doit servir de centre de détention provisoire en cas de débordement pendant la manifestation du 1er juillet pour laquelle 4.000 policiers ont été mobilisés, affirme le quotidien anglophone South China Morning Post.

Le mouvement démocratique à Hong Kong, qui dénonce l'immixtion croissante de la Chine populaire dans les affaires politiques du territoire, a organisé la semaine dernière un "référendum" non officiel sur l'instauration du suffrage universel direct.

Cette consultation, "illégale" et sans effet selon Pékin, a rencontré un vif succès avec 740.000 votes exprimés.

Pékin a promis de permettre aux Hongkongais de choisir le chef de l'exécutif local en 2017, tout en gardant le contrôle des candidatures, une condition inacceptables pour les militants pro-démocratie.

Depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, Hong Kong bénéficie en principe d'une large autonomie en vertu du modèle "un pays, deux systèmes".

Ses habitants jouissent d'une liberté de parole inconnue sur le continent mais Pékin contrôle largement en réalité la vie politique locale. Dans le système actuel, le "chef du gouvernement" est élu par un comité de 1.193 grands électeurs majoritairement proches du Parti communiste chinois.

Le mouvement "Occupy Central", à l'initiative du référendum officieux, menace de paralyser le quartier d'affaires de la ville à la fin de l'année en organisant un "sit-in" massif comme ceux de New York et Londres en 2011 si les candidatures restent verrouillées avant le scrutin de 2017.

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