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Ebola: l'OMS change la façon de dénombrer les morts en Sierra Leone

25/06/2014 04:26 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

RABAT, Maroc - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mercredi qu'elle modifiait la façon dont elle recense les décès de l'épidémie d'Ebola en Sierra Leone, à la demande du gouvernement de ce pays.

Jusqu'ici, les décès «probablement» et «possiblement» causés par la fièvre hémorragique étaient inclus dans le décompte; désormais, seuls les cas confirmés en laboratoire seront recensés, faisant ainsi passer le bilan des morts dans ce pays de 58 à 34 en date de mardi.

La façon dont les décès sont dénombrés en Guinée et au Liberia, les deux autres pays africains touchés par cette éclosion, demeure inchangée, a précisé une porte-parole de l'OMS, Fadela Chaib. Selon elle, ces deux pays n'ont pas demandé à ce que la méthodologie soit modifiée et «seul le Sierra Leone a présenté une telle demande, pour l'instant», a-t-elle indiqué.

En Sierra Leone, les médias ont critiqué le gouvernement pour avoir publié un bilan plus bas que celui fourni au départ par l'OMS. Le changement d'approche de l'organisme international fait en sorte que les deux bilans sont maintenant similaires.

Pour les organisations internationales, il s'agit de la pire épidémie d'Ebola jamais recensée, avec 599 cas et 338 décès dans des dizaines de lieux différents répartis dans trois pays, non seulement dans des endroits éloignés, mais également près de grandes villes.

Mardi, la Commission européenne a indiqué qu'elle consacrerait environ 730 000 $ supplémentaires pour financer la lutte contre l'épidémie, portant sa contribution totale à plus de 2,7 millions $.

Médecins sans frontières a parlé d'une épidémie «hors de contrôle» et ajouté qu'avec des cas dans plus de 60 endroits, ses ressources étaient utilisées au maximum.

Il n'existe aucun vaccin contre l'Ebola, un virus qui provoque des hémorragies internes et l'arrêt du fonctionnement des organes vitaux. La maladie se répand par contact direct avec les personnes infectées, y compris lors des rites funéraires des victimes. Plus de la moitié des infections entraînent la mort.

Les installations médicales des pays touchés, certains comptant parmi les plus pauvres du monde, peinent à gérer l'éclosion, en plus de devoir sensibiliser les populations ne sachant pas comment éviter la propagation de l'infection. L'actuelle éclosion, qui a débuté en Guinée à la fin de l'an dernier ou au début de cette année, a semblé se propager lentement avant de prendre de la vitesse au cours des dernières semaines, s'étendant pour la première fois à la capitale du Liberia.

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